Voyeurisme à l’école : le Japon renforce sa surveillance des enseignants
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Le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie (MEXT) a publié lundi un projet de révision des directives d’application de la loi visant à prévenir les abus sexuels commis par des enseignants à l’encontre d’élèves, qui prévoit notamment un renforcement des mesures contre le voyeurisme.
Ce projet, élaboré après la découverte de photos prises par des enseignants à l’insu des personnes concernées, précise également que lorsque ces adultes commettent de tels actes, ils devront faire l’objet d’un licenciement disciplinaire. La révision devrait être officiellement adoptée au cours de l’exercice 2026, qui débute en avril, après une période de consultation publique.
Le MEXT a examiné ces questions et discuté d’éventuelles modifications des directives conformément à une disposition de la loi entrée en vigueur en 2022, qui prévoit un réexamen trois ans plus tard.
L’an dernier, la police a révélé un cas dans lequel sept enseignants avaient partagé, dans un groupe de discussion sur les réseaux sociaux, des vidéos filmées en secret d’élèves de sexe féminin.
Le projet de révision prévoit notamment des inspections des salles de classe, des toilettes et des vestiaires, afin de vérifier qu’ils sont correctement aménagés et qu’il est difficile d’y installer des caméras cachées. Il prévoit aussi de veiller à ce que les enseignants ne prennent pas de photos des élèves avec leurs smartphones personnels.
Le texte souligne enfin la nécessité de clarifier les règles de gestion des données pour les photos prises avec des appareils fournis par les établissements scolaires.
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