Décès mystérieux du « Don Juan de Kishû » : l’acquittement de la femme de 30 ans dans la mort de son mari de 77 ans est confirmé
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La cour d’appel d’Osaka a confirmé lundi le jugement rendu en première instance, qui avait acquitté une femme de 30 ans dans l’affaire de la mort de son mari, alors âgé de 77 ans, un riche homme d’affaires surnommé le « Don Juan de Kishû ».
Sudô Saki était accusée d’avoir assassiné Nozaki Kôsuke, qui a succombé à un empoisonnement aigu aux stimulants le 24 mai 2018 à son domicile de Tanabe, dans la préfecture de Wakayama dans l’ouest du pays. « Kishû » est l’ancien nom d’une région incluant Wakayama.
Sudô avait connu Nozaki à la fin de l’année 2017 et l’avait épousé en février 2018. L’empoisonnement s’était produit trois mois après.
La haute cour d’Osaka a ainsi rejeté l’appel du parquet contre la décision prononcée en décembre 2024 par le tribunal du district de Wakayama. Le ministère public avait requis la réclusion à perpétuité.
En l’absence de preuve directe, l’évaluation des éléments circonstanciels a constitué le cœur du procès.
Le président de la cour d’appel a estimé que plusieurs éléments « pouvaient constituer des circonstances de nature à faire peser de lourds soupçons », comme le fait que Sudô se soit procuré à l’avance une substance de type stimulant, qu’elle se soit retrouvée seule avec son mari à leur domicile, et qu’elle ait effectué ce jour-là des allers-retours plus fréquents qu’à l’accoutumée entre le rez-de-chaussée et le premier étage, où se trouvait la chambre de la victime.
Il a toutefois souligné qu’il n’était pas aisé de faire ingérer à Nozaki une dose d’amphétamines supérieure à la dose létale sans qu’il s’en aperçoive. Il a également relevé qu’il n’était pas exclu que la victime se soit elle-même procuré ces substances. Dès lors, il a conclu que « la décision du tribunal de première instance, selon laquelle il n’existait pas de preuve établissant la culpabilité de l’accusée, ne pouvait être jugée ni irrationnelle ni contraire aux règles de l’expérience ».
L’accusée s’est présentée en personne à l’audience. Vêtue d’un chemisier bleu clair et d’une veste noire, elle a pris place aux côtés de son avocat. Elle est restée impassible lors du prononcé du jugement et, une fois celui-ci rendu, s’est inclinée avant de quitter la salle.
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