Prostitution au Japon : vers une sanction pour les clients

Société

Le ministère de la Justice a tenu mardi la première réunion d’un groupe d’experts chargé de réfléchir à la lutte contre la prostitution, où il y été notamment débattu de la possibilité de la pénaliser.

Ce groupe examinera l’éventuelle introduction de sanctions visant les clients dans le cadre de la loi sur la prévention de la prostitution, qui réprime actuellement des pratiques liées à la vente de services sexuels, telles que le racolage sur la voie publique ou l’intermédiation. Le ministère envisage de réviser ce texte à la lumière des conclusions qui seront tirées de ces discussions.

Promulguée en 1956, la loi ne prévoit à ce jour aucune sanction à l’encontre des clients. En novembre, la Première ministre Takaichi Sanae a demandé au ministre de la Justice Hiraguchi Hiroshi d’étudier une éventuelle réforme, après que plusieurs parlementaires ont dénoncé son caractère inéquitable lors d’un débat.

Le groupe, composé de onze membres (dont un spécialiste de droit pénal, un juge, un procureur et un avocat) s’appuiera également sur des exemples étrangers.

Lors de cette première réunion, l’un des participants a souligné la nécessité de débattre du niveau approprié des amendes, alors que le plafond actuel s’élève à 20 000 yens (110 euros) pour le racolage. D’autres ont plaidé pour l’audition de personnes concernées ainsi que de représentants d’organisations venant en aide aux victimes de la prostitution.

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