Disparition d’une Japonaise à Besançon : son ancien petit ami chilien condamné à la perpétuité

Société International

Jeudi, la cour d’assises de Lyon a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité Nicolas Zepeda, un ressortissant chilien jugé pour meurtre dans l’affaire de la disparition, en 2016, d’une jeune Japonaise en France.

Le verdict est plus sévère que les trente ans de réclusion requis par le parquet.

Âgé de 35 ans, l’accusé est l’ancien compagnon de la victime, Kurosaki Narumi, étudiante à l’université de Tsukuba, qui séjournait en France lorsqu’elle a disparu à l’âge de 21 ans.

Selon le jugement et diverses sources, Zepeda aurait prémédité son acte par jalousie, la victime ayant entamé une nouvelle relation. En 2016, il se serait rendu à Besançon, où il l’aurait tuée dans sa chambre universitaire avant de faire disparaître le corps. Il est ensuite retourné au Chili, puis a été extradé vers la France en 2020, où il a été mis en examen pour meurtre.

Le corps de Kurosaki n’a jamais été retrouvé. En l’absence de preuves matérielles, l’accusation s’est appuyée sur le comportement jugé suspect de l’accusé avant et après les faits, ainsi que sur un faisceau d’indices concordants.

Lors de sa déclaration finale, le Chilien a de nouveau plaidé non coupable, affirmant qu’il ne l’avait pas tuée. La cour et les jurés ont toutefois estimé qu’il était responsable du meurtre et qu’une peine particulièrement lourde s’imposait. La défense devrait faire appel.

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