La Chine sanctionne un député japonais pour ses liens avec des indépendantistes taïwanais

Politique International

Le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé lundi l’imposition, avec effet immédiat, de sanctions à l’encontre de Furuya Keiji, membre du Parti libéral-démocrate (PLD, au pouvoir) et chef d’un groupe transpartisan de parlementaires œuvrant au renforcement des liens avec Taïwan.

Ces sanctions comprennent une interdiction d’entrée sur le territoire chinois — y compris à Hong Kong et Macao —, l’interdiction de tout échange ou transaction avec des organisations et des particuliers en Chine, ainsi que le gel de ses avoirs dans le pays.

Le ministère a accusé Furuya d’avoir collaboré avec des forces indépendantistes taïwanaises, de violer le principe d’« une seule Chine » et de s’ingérer gravement dans les affaires intérieures du pays.

En tant que dirigeant de ce groupe de parlementaires, Furuya s’est rendu à plusieurs reprises à Taïwan. Le 16 mars, il s’y est notamment déplacé pour rencontrer le président taïwanais, Lai-Ching-te (photo).

Pékin avait également vivement réagi à des déclarations de la Première ministre Takaichi Sanae en novembre dernier concernant un éventuel conflit autour de Taïwan. Par ailleurs, les autorités chinoises ont condamné un incident survenu mardi 24 mars, au cours duquel un membre des Forces japonaises d’autodéfense a été interpellé après être entré sans autorisation dans l’ambassade de Chine à Tokyo.

Le président taïwanais Lai Ching-te et le député Furuya Keiji, le 16 mars
Le président taïwanais Lai Ching-te et le député Furuya Keiji, le 16 mars

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