La calculatrice made in Japan toujours populaire, plus de 60 ans après son lancement
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Malgré la généralisation des ordinateurs et des smartphones, la calculatrice reste très prisée au Japon comme à l’étranger, plus de 60 ans après son lancement, en raison de sa praticité. Les fabricants continuent d’innover afin de suivre les tendances et de stimuler la demande.
Pour marquer les 60 ans de la sortie de son premier modèle en 1965, Casio mettra en vente jeudi 650 exemplaires en édition limitée, ornés de laque japonaise peinte à la main par des artisans de la laque d’Echizen, au prix indicatif de 99 000 yens (environ 530 euros).

La calculatrice Casio en édition limitée
En janvier, l’entreprise a également lancé des modèles décorés de motifs inspirés de la série des « Trente-six vues du mont Fuji » du célèbre maître de l’estampe Katsushika Hokusai, qui ont rencontré un vif succès dans les musées et les boutiques d’aéroport.
D’autres fabricants, comme Sharp et Canon, continuent eux aussi de produire des calculatrices, soutenus par une demande constante de la part des professionnels et des étudiants préparant des examens.
De nouveaux modèles sont régulièrement développés pour répondre aux évolutions de la société, comme des versions antibactériennes apparues pendant la pandémie de Covid-19, ou encore des appareils fabriqués à partir de plastique recyclé pour le marché européen, particulièrement sensible aux enjeux environnementaux.
Parmi les fabricants japonais, Sharp a été le premier à commercialiser une calculatrice, lançant en 1964 un modèle à transistors. L’appareil pesait 25 kilos et coûtait 535 000 yens. Dans les années 1970, la multiplication des fabricants a donné lieu à une véritable « guerre des calculatrices », marquée par une concurrence intense autour de la miniaturisation et de la baisse des prix. Des modèles originaux ont également vu le jour, certains intégrant des briquets ou des fonctions de jeu.

La première calculatrice japonaise, développée par Sharp en 1964
Selon l’Association des fabricants de machines de bureau et de systèmes d’information, les livraisons nationales des principaux fabricants, qui atteignaient environ 15 millions d’unités par an à la fin des années 1990, sont tombées à quelque 3 millions dans les années 2020. À l’inverse, à l’étranger, la demande reste soutenue, notamment pour les calculatrices scientifiques utilisées dans l’enseignement ou celles équipées d’imprimantes destinées aux commerces. Les exportations se maintiennent ainsi autour de 40 millions d’unités ces dernières années.
« Leur facilité d’utilisation et leur lisibilité expliquent qu’elles continuent d’exister. Leur simplicité, entièrement dédiée au calcul, constitue un avantage que les smartphones n’ont pas », analyse un responsable de Sharp. De son côté, Casio, par la voix de son responsable de la division éducation, Satô Tomoaki, affirme vouloir « continuer à développer des produits adaptés à la diversification de la demande ».
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