Militaires américains à Okinawa : le Japon prend très au sérieux le transfert de « la base la plus dangereuse au monde »

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Le Japon « prend très au sérieux » le fait que le site de la base américaine de Futenma, dans la préfecture d’Okinawa, n’ait toujours pas été restitué, près de trente ans après l’accord conclu entre Tokyo et Washington en ce sens, a déclaré vendredi le secrétaire général du Cabinet, Kihara Minoru.

Le transfert de la base aérienne du Corps des Marines des États-Unis, actuellement située dans une zone densément peuplée de la ville de Ginowan, vers la côte de Henoko, à Nago — également sur l’île d’Okinawa — constitue « la seule solution viable », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse.

« La poursuite sans relâche des travaux de construction de la base de remplacement à Henoko permettra une restitution du site dans les meilleurs délais », a-t-il ajouté, réaffirmant la volonté du gouvernement de mener à bien ce projet de relocalisation.

« L’enjeu essentiel est d’éliminer au plus vite le risque que représente la base de Futenma, souvent décrite comme la plus dangereuse au monde en raison de son implantation au cœur d’une zone densément peuplée, entourée d’habitations et d’écoles », a souligné Kihara.

Il a insisté sur le fait que cette base « ne doit en aucun cas rester indéfiniment sur son site actuel ». Le Japon et les États-Unis étaient parvenus à un accord sur sa restitution le 12 avril 1996.

Kihara Minoru
Kihara Minoru

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