Le Japon peut-il éviter que le Stade olympique ne devienne une coquille vide et un fardeau financier ?
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Plus de quatre ans après les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo en 2021, des efforts sont en cours pour éviter que le nouveau stade national du Japon ne devienne un fardeau financier.
Construit au cœur de la capitale en novembre 2019, le stade a servi de site principal pour les Jeux d’été. Ses coûts annuels d’entretien et de gestion sont estimés à 2,4 milliards de yens (12,8 millions d’euros), ce qui alimente les inquiétudes quant au risque qu’il devienne un héritage encombrant de ces grands événements sportifs.
Afin d’assurer sa viabilité, le Japan Sport Council, organisme public propriétaire du stade, a privatisé au printemps 2025 sa gestion et son exploitation. Le groupe bancaire Mitsubishi UFJ Financial Group, qui a acquis les droits de dénomination, a rebaptisé l’enceinte « MUFG Stadium » en janvier dernier.
En mars, l’exploitant du stade a dévoilé les grandes lignes d’un nouveau projet baptisé « Kokuritsu Next », dans le cadre duquel environ 9 milliards de yens (48 millions d’euros) ont été investis dans des travaux de rénovation. Le stade a ainsi présenté de nouveaux espaces de restauration ainsi que 53 salles récemment aménagées à destination des entreprises.
« Nous souhaitons faire de ce site un stade tourné vers l’avenir, en lien avec la culture, l’économie, la communauté locale et la société, et non pas seulement un lieu dédié aux compétitions sportives », a déclaré Takeuchi Kôji, président de l’exploitant Japan National Stadium Entertainment.
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