Abus sexuels dans les hôpitaux : la première enquête du gouvernement japonais
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Des cas d’abus sexuels de patients ont été signalés dans 15,5 % des hôpitaux et autres établissements médicaux au Japon.
Cette enquête, menée par l’Agence japonaise pour les enfants et les familles — une première du genre — a été réalisée en ligne entre décembre 2025 et janvier 2026 afin de mieux cerner la réalité des abus sexuels commis par des médecins, des infirmiers et d’autres membres du personnel à l’encontre de patients, y compris des mineurs. Sur les 5 000 établissements interrogés, 1 113 ont fourni des réponses valides.
Les résultats ont été rendus publics mardi.
Parmi les établissements ayant signalé des abus sexuels, 34,0 % ont confirmé des faits impliquant des contacts physiques, du voyeurisme et d’autres actes. Les victimes âgées de 19 à 39 ans représentent 66,7 % des cas, tandis que les collégiens et lycéens en constituent 3,3 %.
De nombreux auteurs d’abus travaillaient dans des services de médecine psychosomatique, de psychiatrie ou de médecine interne. Environ la moitié des faits se sont produits lors d’interactions en tête-à-tête entre patients et personnel.
Au sujet de cette enquête, un comité d’experts de l’agence a souligné que « les soins médicaux impliquent parfois des contacts physiques nécessaires, ce qui rend difficile pour les patients de distinguer la frontière entre acte médical et agression sexuelle ». Par ailleurs, des voix ont appelé à examiner des mesures de prévention, telles que la présence d’un tiers lors des consultations.
Selon l’agence, entre les exercices 2016 et 2025, le Conseil d’éthique médicale du Japon (organe consultatif du ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales) a prononcé au total 150 sanctions administratives à l’encontre de professionnels de santé pour des faits liés à des abus sexuels. Parmi celles-ci, 82 concernaient des médecins, 38 des infirmiers et 22 des dentistes. Dans les établissements médicaux, les incidents se produisaient le plus souvent dans les chambres de patients ou les salles de consultation.
Par ailleurs, la loi visant à prévenir les violences sexuelles contre les enfants, qui introduit un « Service de Divulgation et d’Interdiction (DBS) à la japonaise », obligeant notamment les écoles à vérifier les antécédents de crimes sexuels des enseignants, entrera en vigueur le 25 décembre 2026. Une résolution annexe précise qu’il convient également d’envisager l’extension de ce dispositif aux établissements médicaux.
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