La Conférence internationale sur l’Antarctique s’achève sur de nombreux désaccords

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La 48e Réunion consultative du Traité sur l’Antarctique s’est achevée jeudi dans la ville de Hiroshima, après onze jours de discussions, sans parvenir à un accord sur plusieurs dossiers clés.

Les décisions de cette réunion nécessitaient l’unanimité des pays consultatifs. Une proposition visant à désigner les manchots empereurs comme espèce spécialement protégée bénéficiait du soutien d’une très large majorité, mais la Chine et la Russie s’y sont opposées.

Les pays participants ne sont pas non plus parvenus à approuver une proposition permettant au Canada, au Bélarus et à la Turquie de devenir des pays consultatifs.

Au cours des discussions, la délégation de l’Ukraine a affirmé qu’un scientifique ukrainien était détenu par la Russie et a exigé sa libération immédiate. La délégation russe a contesté cette accusation.

Concernant la réglementation du tourisme, les discussions ont porté sur la limitation des saisons et des zones accessibles, ainsi que sur l’éventuelle mise en place de droits d’accès payants. Les participants ont également échangé sur l’amélioration de la transparence, et une résolution appelant les États à partager davantage d’informations a été adoptée.

Lors d’une conférence de presse, Uyama Hideki (photo ci-dessous), ambassadeur du ministère japonais des Affaires étrangères et président de la réunion, a déclaré qu’il était difficile d’affirmer que les tensions géopolitiques n’avaient eu aucun impact sur les discussions. Il a toutefois insisté sur le fait qu’« même à une époque marquée par les divisions et les confrontations, Hiroshima a pu envoyer un message en faveur d’une coopération internationale menée autant que possible ».

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