Détournement d’argent : la police conclut un accord avec les grandes banques japonaises pour accélérer le traçage

Société

L’Agence nationale de la police a conclu jeudi un accord avec neuf grandes banques japonaises afin de permettre à la police de retracer rapidement les flux financiers provenant de comptes utilisés pour recevoir de l’argent issu d’escroqueries, dans le but d’accélérer les enquêtes et de faciliter la récupération des fonds volés.

L’accord, signé avec Mizuho Bank, MUFG Bank, Sumitomo Mitsui Banking Corporation, Resona Bank, Seven Bank, Rakuten Bank, Aeon Bank, SBI Shinsei Bank et Japan Post Bank, entrera en vigueur lundi 1er juin.

Grâce à ce dispositif, les enquêteurs pourront consulter les mouvements de fonds dès le jour même de leur demande dans les cas les plus rapides, alors qu’il fallait auparavant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Selon l’Agence nationale de la police, les revenus issus des escroqueries sont blanchis via des transferts entre de multiples comptes bancaires avant d’être regroupés sur un compte d’entreprise capable de gérer d’importantes transactions. L’argent est ensuite souvent envoyé à l’étranger ou utilisé pour acheter des cryptomonnaies.

Jusqu’à présent, les polices préfectorales devaient adresser leurs demandes d’informations aux établissements financiers par courrier. Les réponses prenaient plusieurs jours, et les enquêteurs devaient recommencer la procédure à chaque nouveau mouvement de fonds découvert, ce qui empêchait fréquemment la récupération de l’argent détourné.

Dans le cadre du nouvel accord, les informations relatives aux affaires d’escroquerie identifiées par les polices préfectorales seront centralisées par l’Agence nationale de la police, qui sollicitera ensuite les données des banques en ligne. Les établissements financiers devront communiquer aussi rapidement que possible les informations concernant les bénéficiaires des virements.

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