Potentiel mégaséisme à Tokyo : le gouvernement a révisé son plan fondamental

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Le gouvernement japonais a approuvé vendredi une révision de son plan fondamental de prévention des catastrophes pour les dix prochaines années, afin de mieux se préparer à un éventuel mégaséisme dont l’épicentre se situerait directement sous la région métropolitaine de Tokyo.

Le nouveau plan fixe comme objectif de réduire d’au moins moitié le nombre de victimes et de bâtiments détruits ou ravagés par les incendies en cas de séisme majeur. Selon les estimations les plus récentes, publiées en décembre 2025, un tel tremblement de terre pourrait provoquer jusqu’à 18 000 décès et la destruction d’environ 400 000 bâtiments.

L’exécutif s’est également donné pour objectif que, d’ici à l’exercice fiscal 2035, des coupe-circuits antisismiques automatiques (des dispositifs qui interrompent l’alimentation électrique lorsqu’ils détectent une secousse) soient installés dans la quasi-totalité des foyers de Tokyo et des neuf préfectures de la région du Kantô concernées par le plan. Or, en 2024, le taux d’équipement n’était encore que d’environ 20 %.

Il s’agit de la première révision de ce plan depuis 2015. Le document précédent visait déjà à « réduire d’environ moitié » le nombre de morts et de bâtiments détruits ou incendiés. Cette fois, l’objectif a été renforcé et prévoit de les « réduire de moitié ou davantage ».

Pour atteindre ce but, le gouvernement a considérablement étoffé son dispositif en faisant passer le nombre d’objectifs concrets de 47 à 189. Parmi eux figure notamment la généralisation des coupe-circuits antisismiques. Les autorités entendent accorder une attention particulière à la prévention des incendies, ceux-ci étant responsables d’environ 70 % des dégâts causés lors des grands séismes.

Cette révision reflète la volonté du gouvernement de renforcer la résilience du pays face à l’un des scénarios de catastrophe naturelle les plus redoutés au Japon.

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