Logements privés pour voyageurs : l’interdiction des « minpaku » bientôt rendue possible

Société Tourisme

L’Office national du tourisme japonais (JNTO) a annoncé mercredi qu’elle prévoyait de permettre aux collectivités locales d’interdire efficacement les hébergements privés de type « minpaku » par voie d’ordonnance lorsque leur exploitation risque de nuire au cadre de vie des habitants.

Cette mesure vise à mieux lutter contre les nuisances causées par certains voyageurs séjournant dans ces logements, comme le bruit excessif ou le non-respect des règles de collecte des déchets. L’agence prévoit d’adresser d’ici la fin du mois une notification en ce sens aux collectivités locales de tout le pays.

« Divers problèmes apparaissent, car de nombreux minpaku sont désormais implantés jusque dans des quartiers résidentiels calmes », a déclaré le même jour le directeur du JNTO, Murata Shigeki.

La loi japonaise sur les hébergements privés autorise actuellement l’exploitation d’un minpaku pendant 180 jours maximum par an. L’agence souhaite permettre aux collectivités locales d’adopter des ordonnances fixant ce plafond à « zéro jour », ce qui reviendrait dans les faits à interdire leur activité.

De telles interdictions pourraient notamment être mises en place dans les quartiers résidentiels tranquilles ou à proximité des établissements scolaires lorsque l’augmentation du nombre de minpaku est susceptible de dégrader le cadre de vie des habitants ou l’environnement d’apprentissage des élèves.

[Copyright The Jiji Press, Ltd.]

tourisme société Actu hébergement touristes étrangers