Au Japon, les habitants des villes les plus propices à la marche font presque deux fois plus de pas

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Les habitants des municipalités japonaises les plus favorables à la marche effectuent presque deux fois plus de pas par jour que ceux vivant dans les communes les moins adaptées aux déplacements à pied, selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Tokyo.

Publiée samedi dans une revue médicale internationale, l’étude montre que le nombre moyen de pas est généralement plus élevé dans les municipalités, et en particulier dans les zones urbaines, dont l’aménagement favorise la marche.

Les chercheurs ont analysé les données de l’année 2023 provenant de Trima, une application pour smartphone qui enregistre automatiquement le nombre de pas effectués lors des déplacements à pied. L’étude a porté sur environ 1,5 million d’utilisateurs âgés de 20 à 64 ans, répartis dans 951 municipalités japonaises comptant chacune au moins 100 utilisateurs.

L’équipe a ensuite évalué la « marchabilité » de chaque municipalité sur une échelle de cinq niveaux, en s’appuyant notamment sur la densité de population ainsi que sur la diversité des infrastructures publiques, commerciales et autres services de proximité. Les chercheurs ont ensuite comparé ces scores avec le nombre moyen de pas enregistrés.

L’arrondissement de Toshima, à Tokyo, a enregistré la moyenne la plus élevée avec 7 750 pas par jour, tandis que la ville de Kobayashi, dans la préfecture de Miyazaki (sud-ouest), a affiché la moyenne la plus faible avec 4 026 pas quotidiens.

Les villes et arrondissements des régions métropolitaines de Tokyo et du Kansai se distinguent par des niveaux de marche relativement élevés. À l’inverse, les municipalités de l’est de Hokkaidô (nord), du nord du Tôhoku (nord-est) et du sud de Kyûshû (sud-ouest) comptent proportionnellement davantage de faibles moyennes. L’étude a également confirmé que les collectivités où il est plus facile de se déplacer à pied obtiennent généralement un nombre moyen de pas plus élevé.

Par ailleurs, les chercheurs ont comparé les données des personnes ayant un emploi et de celles qui ne travaillent pas. Les actifs marchent en moyenne davantage, et l’écart est particulièrement marqué dans les municipalités ayant obtenu la note maximale de « marchabilité » (5 sur 5).

Ces résultats suggèrent que le nombre de pas ne dépend pas uniquement de l’aménagement urbain. Selon Kamada Masamitsu, professeur associé à l’Université de Tokyo, il est nécessaire de prendre en compte à la fois la qualité de l’environnement de marche et le contexte socio-économique des individus pour encourager l’activité physique.

[Copyright The Jiji Press, Ltd.]

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