20 bébés abandonnés en un an dans la deuxième « boîte à bébés » du Japon, un bilan qui relance le débat
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La « boîte à bébés » installée à l’hôpital San-ikukai, à Tokyo, a accueilli 20 nouveau-nés au cours de sa première année de fonctionnement.
Parmi eux, sept bébés sont nés dans le cadre d’un accouchement confidentiel, un dispositif dans lequel seule une poignée de membres du personnel hospitalier connaît l’identité de la mère.
L’établissement est devenu, le 31 mars 2025, le deuxième hôpital du Japon à mettre en place une « boîte à bébés », permettant à des parents de confier anonymement un nourrisson à des professionnels de santé (la première « boîte à bébés » se trouve à Kumamoto).
Lors d’une conférence de presse jeudi, le directeur de l’hôpital, Katô Hitoshi, a souligné que de nombreuses femmes traversent leur grossesse dans un profond isolement. Selon lui, « la société doit évoluer afin d’éliminer les accouchements à domicile à haut risque », plaidant pour la mise en place d’un véritable système d’accouchement confidentiel.
D’après l’hôpital San-ikukai et le gouvernement métropolitain de Tokyo, 19 des 20 nourrissons ont été confiés à l’établissement dans les 24 heures suivant leur naissance. Parmi eux, 15 ont nécessité des soins médicaux, notamment une assistance respiratoire par oxygène.
Dans les cas dont les circonstances ont pu être établies, les mères étaient trois adolescentes, douze femmes d’une vingtaine d’années, ainsi que plusieurs femmes plus âgées. Seize avaient accouché à domicile, souvent dans des conditions particulièrement précaires. Beaucoup ont expliqué rencontrer de graves difficultés financières, certaines indiquant que leur partenaire avait cessé tout contact et qu’elles ne pouvaient assumer seules l’éducation de leur enfant.
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