Forte hausse des frais de visa et de résidence pour les étrangers à partir d’octobre au Japon
Actualités
Société- English
- 日本語
- 简体字
- 繁體字
- Français
- Español
- العربية
- Русский
L’Agence des services de l’immigration a présenté vendredi un projet de décret prévoyant une augmentation importante des frais liés aux titres de séjour des ressortissants étrangers. Les droits applicables au changement de statut de résidence et au renouvellement du titre de séjour, actuellement fixés à 6 000 yens (32 euros), seraient désormais compris entre 10 000 et 75 000 yens (55 et 405 euros) selon la durée de l’autorisation accordée.
Les frais de demande de résidence permanente connaîtront une hausse encore plus marquée, passant de 10 000 à 200 000 yens (1 080 euros).
Le gouvernement a ouvert le même jour une consultation publique sur ce projet, dont l’entrée en vigueur est prévue en octobre prochain.
Cette réforme vise à compenser l’augmentation des coûts administratifs liée à la forte progression du nombre de résidents étrangers au Japon. Elle s’inscrit dans le cadre de la révision de la loi sur le contrôle de l’immigration et la reconnaissance du statut de réfugié, adoptée en mai.
Concrètement, les frais de changement de statut ou de renouvellement d’un titre de séjour seront fixés à 10 000 yens pour une autorisation de trois mois maximum. Ils augmenteront ensuite en fonction de la durée du titre délivré : 33 000 yens pour un permis d’un an, 64 000 yens pour une autorisation de trois à cinq ans et 75 000 yens pour un titre de cinq ans ou plus.
Les personnes effectuant leur demande en ligne (une possibilité réservée aux titres de séjour de plus de trois mois) bénéficieront d’une réduction comprise entre 3 000 et 10 000 yens. En revanche, les demandes de résidence permanente devront continuer à être déposées en personne.
L’Agence a également publié des lignes directrices précisant les conditions dans lesquelles une réduction des frais pourra être accordée. Celle-ci sera réservée aux personnes remplissant deux critères simultanément : disposer de ressources comparables à celles ouvrant droit à l’aide sociale et relever d’une situation nécessitant une protection particulière pour des raisons humanitaires. Dans ce cas, les frais seront ramenés à 10 000 yens pour les titres de séjour et à 20 000 yens pour les demandes de résidence permanente.
La loi révisée fixe un plafond légal de 100 000 yens pour les frais liés aux titres de séjour et de 300 000 yens pour les demandes de résidence permanente. Les montants définitifs seront toutefois arrêtés par décret, dans la limite de ces plafonds.
[Copyright The Jiji Press, Ltd.]
