La Chine affirme qu’Okinotorishima n’est qu’un simple rocher, le Japon dénonce des propos injustifiés
Actualités
International- English
- 日本語
- 简体字
- 繁體字
- Français
- Español
- العربية
- Русский
Le secrétaire général du gouvernement, Kihara Minoru, a rejeté mercredi l’affirmation de la Chine selon laquelle Okinotorishima, un îlot isolé placé sous souveraineté japonaise, ne serait qu’un simple rocher.
La réaction de Tokyo fait suite à des exercices de tirs menés dimanche par la marine chinoise dans la zone économique exclusive (ZEE) du Japon au large d’Okinotorishima. Pékin soutient que cet îlot ne remplit pas les critères d’une île au regard du droit international et ne peut donc pas servir de point de départ pour délimiter une ZEE.
Lors d’une conférence de presse, Kihara a réaffirmé qu’Okinotorishima est reconnu comme une île au sens de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
« Okinotorishima dispose d’un plateau continental et ouvre donc droit à une zone économique exclusive. Les affirmations de la Chine sont injustifiées », a déclaré le porte-parole de l’exécutif.
Il a rappelé que le Japon exerce un contrôle effectif sur Okinotorishima depuis 1931, année où le ministère de l’Intérieur de l’époque a officiellement reconnu l’îlot comme territoire japonais. Tokyo a ensuite établi sa zone économique exclusive sur cette base.
« Nous estimons que les droits du Japon sur Okinotorishima ainsi que son statut d’île sont désormais solidement établis », a insisté Kihara.
À la suite des exercices militaires chinois, le gouvernement japonais a fait savoir à Pékin, par la voie diplomatique, que ces tirs étaient susceptibles de mettre en danger les navires naviguant dans les environs.
La Chine a rejeté cette protestation, réaffirmant qu’Okinotorishima n’est qu’un rocher et qu’il ne peut donc générer une zone économique exclusive.
[Copyright The Jiji Press, Ltd.]
