Criminalité : la police envisage d’accéder aux messageries chiffrées des groupes « tokuryû »

Société

L’Agence nationale de la police a annoncé jeudi qu’elle étudiait l’introduction d’une nouvelle méthode d’enquête permettant d’analyser à distance les communications et les échanges d’informations entre les membres des groupes criminels anonymes faiblement structurés, connus sous le nom de tokuryû, qui utilisent des applications de messagerie hautement sécurisées.

L’objectif est de détecter les préparatifs d’escroqueries et d’autres activités criminelles avant leur passage à l’acte, afin de prévenir les préjudices causés par ces organisations.

Un groupe d’experts tiendra sa première réunion lundi afin d’examiner les aspects techniques de cette méthode, les questions liées aux droits fondamentaux (notamment le secret des communications) ainsi que les adaptations juridiques nécessaires à sa mise en œuvre. Les discussions s’appuieront également sur l’étude des dispositifs déjà adoptés par les autorités chargées des enquêtes dans d’autres pays.

Ce groupe de travail est composé de neuf membres, parmi lesquels figurent des professeurs d’université spécialistes du droit constitutionnel et du droit pénal, un avocat ainsi qu’un expert en cybersécurité. Ils devront notamment définir quelles informations pourront être collectées grâce à cette nouvelle technique d’enquête et quels types d’infractions pourront justifier son utilisation.

Le dispositif envisagé consisterait à prendre le contrôle à distance des smartphones et d’autres appareils appartenant à des membres influents de groupes tokuryû, identifiés au préalable par les enquêteurs, afin d’accéder à leurs échanges de messages et à d’autres données.

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