Sollicitation de prostituées : le Japon envisage des sanctions

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Les membres d’un groupe d’experts du ministère de la Justice se sont globalement accordés sur la nécessité d’introduire certaines restrictions visant les actes de sollicitation de prostituées, qui ne sont actuellement pas sanctionnés par la loi contre la prostitution.

Cette orientation figure dans un projet de rapport présenté lundi lors d’une réunion du groupe d’experts consacré à la réglementation de la prostitution. Le projet a été préparé par Kitagawa Kayoko, professeure à l’Université Waseda et présidente du groupe.

En vertu de la législation actuelle, certains actes liés à la prostitution, comme le fait de solliciter des clients dans des lieux publics, peuvent être punis d’une peine allant jusqu’à six mois de prison ou d’une amende pouvant atteindre 20 000 yens (110 euros environ).

Selon le projet de rapport, de nombreux membres du groupe ont estimé lors des réunions précédentes que la situation actuelle, dans laquelle les personnes cherchant à acheter des services sexuels ne sont pas sanctionnées, créait un déséquilibre. Ils se sont ainsi accordés sur la nécessité d’introduire une forme de réglementation.

Parmi les comportements susceptibles d’être sanctionnés figure notamment le fait de déambuler dans la rue dans le but de rechercher des prostituées, indique le projet. Celui-ci relève toutefois également qu’il pourrait être difficile de déterminer objectivement, à partir du seul comportement d’une personne, si elle cherche effectivement à avoir recours à la prostitution.

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