Le ministère des Affaires étrangères étend son soutien juridique gratuit aux Japonais victimes de crimes à l’étranger

Société

Le ministère des Affaires étrangères s’efforce d’élargir son système d’assistance permettant aux ressortissants nippons et à leurs familles résidant à l’étranger, victimes d’actes criminels, de consulter gratuitement un avocat local.

Lancé initialement en Chine l’an dernier, ce dispositif a depuis été déployé aux Philippines et en Thaïlande. La diplomatie japonaise ambitionne désormais de l’étendre à d’autres nations, en ciblant en priorité les pays enregistrant un fort taux d’incidents et une demande importante de conseils juridiques.

Cette mesure a été mise en place à la suite de l’agression mortelle au couteau d’un jeune garçon japonais à Shenzhen, en Chine, en septembre 2024. Face aux difficultés de la famille endeuillée pour appréhender des procédures judiciaires très différentes de celles de l’Archipel, le ministère a entrepris de proposer des consultations juridiques en langue japonaise, concrétisant ce programme en Chine dès janvier 2025.

Ce service s’adresse en priorité aux victimes d’infractions graves : homicides, coups et blessures, agressions, violences conjugales, viols ou agressions sexuelles. Les personnes concernées peuvent effectuer une demande auprès d’une représentation diplomatique japonaise afin d’obtenir l’aide d’un avocat. Ce dernier les informe sur les démarches à suivre pour porter plainte, les guide à travers les étapes de l’enquête et du procès, et les conseille sur les recours possibles pour obtenir réparation ou indemnisation.

« Le nombre de sollicitations est en forte hausse, ce qui témoigne d’un réel besoin », a souligné un représentant du gouvernement.

Le lieu où un écolier japonais a été tué au couteau en 2024 à Shenzhen, en Chine.
Le lieu où un écolier japonais a été tué au couteau en 2024 à Shenzhen, en Chine.

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