La modernité de l’esthétique traditionnelle

L’esthétique traditionnelle est une affaire d’innovation par-delà le temps, d’où sa pérennité. En dehors des sentiers battus, les traditions « in » collent parfaitement à la sensibilité d’aujourd’hui.

Le « keshômen », ou la magie de la menuiserie-charpenterie japonaiseAnne Kohtz

Le bois c’est du bois, pourrait-on penser, mais un menuisier ou un charpentier exigeant dans l’exercice de son métier doit faire de nombreux choix. L’usage qu’il fera d’un bois d’œuvre dépend non seulement de sa dureté, de son odeur et de sa couleur, mais aussi de son keshômen, sa « face décorative », déterminée par la façon dont les grumes ont été débitées.
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Une journée type dans une écurie de lutteurs de sumo

Une écurie de sumo est le lieu où les lutteurs, les rikishi, s’entraînent, mais aussi où ils vivent ensemble. Chez Takadagawa, une écurie du quartier de Kiyosumi-shirakawa à Tokyo, nous avons pu les voir à l’entraînement dès le petit matin, mais aussi au repos plus tard dans la journée.
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Les « ama », des femmes résolues à sauver une tradition plurimillénaireJulian Ryall

Il y a un demi-siècle, le Japon comptait encore 17 000 ama (littéralement « femmes de la mer »), des plongeuses en apnée perpétuant une tradition vieille de 3 000 ans. Mais depuis, leur nombre a tellement diminué qu’aujourd’hui, il se limite en tout et pour tout à 2 000 dont la moitié vit dans la préfecture de Mie, sur la côte à l'est d'Osaka. Qui plus est, la population des ama a tendance à vieillir rapidement. Comment faire pour susciter des vocations parmi les jeunes afin que cette activité traditionnelle continue à exister ?
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« Washi », le papier japonais qui dure mille ans

Le 27 novembre 2014, l’Unesco a inscrit le papier japonais, le washi, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en tant que « savoir-faire du papier artisanal japonais ». Les techniques de fabrication du papier sont arrivées de Chine au Japon aux alentours du VIIe siècle. L’histoire du washi a donc commencé il y a au moins 1 300 ans. Les caractéristiques climatiques et géographiques ont ensuite contribué à l’apparition d’une grande variété de types de papier fabriqués à la main dans différentes régions de l’Archipel.
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Requiem pour une épouse défunte : Yamamoto Motoï, artiste du selSawabe Katsuhito

Pourquoi le sel ? C’est la question que nous avons voulu poser à Yamamoto Motoï, artiste atypique, qui utilise ce matériau pour la réalisation de ses installations. Nous l’avons rencontré à Onomichi, son pays natal, et suivi lors de sa création artistique pour une galerie locale.
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Karl Bengs, l’architecte allemand qui redonne vie à l’habitat traditionnel japonais

L’architecte allemand Karl Bengs a sauvé plusieurs vieilles maisons menacées de disparition dans des villages dépeuplés de l’Archipel. Il s’est ainsi affirmé comme l’un des plus ardents défenseurs de l’habitat traditionnel japonais. Nippon.com lui a rendu visite chez lui, à Taketokoro, un district rural de la préfecture de Niigata, au nord-ouest du Japon.
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« Irezumi » : histoire du tatouage au JaponYamamoto Yoshimi

Considéré dans le passé comme noble tradition ou encore quintessence de la mode urbaine, pour être ensuite déclaré illégal à l'ère moderne, le tatouage au Japon a connu une histoire mouvementée. L'anthropologue culturelle Yamamoto Yoshimi la retrace jusqu’à nos jours.
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Le tambour qui reproduit les sons de l’universMiyazaki Yukio

Ôkura Shônosuke, virtuose du tambour ôtsuzumi du théâtre nô, un instrument qui se porte sur la hanche, appartient à un monde où la tradition garde une forte emprise, mais c’est aussi un artiste novateur, dont les rythmes puissants, vibrants, sont en résonnance avec la nature et la vie même. Explorons toutes les facettes de ce génie créatif qui continue d’innover dans la tradition.
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Le chien Akita

L’année 2018 est placée sous le signe du chien, selon le calendrier chinois. À cette occasion, faisons connaissance avec le chien Akita, la plus grande race canine du Japon.
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Nishioka Fumio ou l’art de faire revivre les armures anciennes japonaises

La fabrication d’une armure japonaise traditionnelle met en jeu des techniques aussi diverses que le forgeage, le repoussé, le travail du cuir, la teinture ou le tressage (kumihimo). Nishioka Fumio est l’un des rares artisans de l’Archipel à maîtriser tous ces savoirs. Pour en apprendre davantage, nous sommes allés lui rendre visite dans son atelier.
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À l’approche des vrais ninjas

Il n’y a pas qu’au Japon que les ninjas connaissent une popularité exceptionnelle. Ils sont connus dans le monde entier, comme le prouve le succès des films, d’animation ou en prises de vues réelles, qui les mettent en avant. Or, jusqu’à présent, leur réalité historique était plongée dans un mystère. Ce n’est que très récemment que certaines recherches sont parvenues à lever une partie du voile.
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Enseigner la voie des samouraïs à travers l’archerie à chevalTim Hornyak

Ogasawara Kiyomoto est l’héritier d’une école de tir à l’arc pratiqué à cheval par les samouraïs, appelé yabusame, et d’un code protocolaire dont les règles remontent à plus de huit siècles. Il enseigne aujourd’hui ces arts anciens sous la supervision de son père Kiyotada, chef de la 31e génération de la tradition Ogasawara-ryû.
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Des broderies palestiniennes sur les ceintures de kimono

Une entrepreneuse culturelle japonaise, fascinée par les broderies traditionnelles palestiniennes aux motifs si colorés, est en train d’en diffuser l’appréciation parmi le public japonais en les adaptant sur des obi, les larges ceintures de kimono. Derrière cela, il y a également l’idée de former de nouvelles brodeuses et aider à la création d’emplois pour les femmes qui vivent dans les zones de conflit.
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Cai Guo-Qiang : un artiste plasticien chinois profondément influencé par le JaponDemura Kôichi (texte)/Izumiya Gensaku (photo)

Cai Guo-Qiang est un artiste plasticien chinois de renommée mondiale qui a la particularité d’avoir vécu au Japon de 1986 à 1995. C’est là qu’il a commencé à explorer les propriétés picturales de la poudre à canon et à réaliser des œuvres pyrotechniques (« événements explosifs ») devenues par la suite sa marque de fabrique, sa « signature ». Quelle place le Japon occupe-t-il dans le travail étroitement lié à la culture, l’histoire et la pensée de la Chine de Cai Guo-Qiang ? C’est la question à laquelle l’éditeur Demura Kôichi se propose de répondre dans le présent article.
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Le secret du calme mystique des bols à thé Raku

À l’heure actuelle, les bols à thé (chawan) raku de couleur noire font l’objet d’une attention croissante dans le monde. Le premier d’entre eux a été façonné par Chôjirô, le fondateur de la famille de potiers Raku, à la demande de Sen no Rikyû (1522-1691), le maître de la cérémonie du thé (cha no yu) qui a porté cet art à un degré de raffinement sans précédent. Pourquoi la beauté émanant de sobriété (wabi) de ces bols exerce-t-elle une pareille fascination, y compris en dehors du Japon ? C’est la question que nous avons posée à Raku Kichizaemon XV, descendant à la XVe génération du créateur de ces fameux chawan.
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Les bols à thé en céramique Raku, un art d’avant-garde

Si la céramique dite Raku s’est acquis une rénommée mondiale, ses techniques traditionnelles, son histoire comme son esprit restent encore en grande partie inconnus du public. Nous allons tenter de découvrir ici l’esprit d’avant-garde caché dans ces bols destinés à la cérémonie du thé.
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L’univers de Kawabe Takeo, artisan du bonsaïTakemori Ryôchi

Un maître de 70 ans, Kawabe Takeo, est en train de révolutionner le monde du bonsaï, avec des chefs-d’œuvre inouïs qui remettent en question les formes conventionnelles. Les amateurs passionnés de ses œuvres sont particulièrement nombreux en Europe, où des connaisseurs font le déplacement au Japon pour une rencontre même fugace avec ses œuvres. Nous avons voulu en savoir plus sur la philosophie qui anime Kawabe Takeo et sa vision de la nature.
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Tsuchiya Kaban : du cartable d’écolier au sac à dos pour adulte

La maison Tsuchiya Kaban a vu le jour en 1965. Depuis lors, elle fabrique de superbes cartables d’écolier (randoseru) réputés pour être à la fois inusables et indémodables. De quoi satisfaire les parents les plus exigeants et accompagner les enfants japonais durant les six années que dure leur scolarité primaire. Au Japon, le succès des randoseru ne s’est jamais démenti et il est maintenant en train de gagner le reste du monde. Cet été, nous avons rendu visite aux ateliers de Tokyo de Tsuchiya Kaban au moment où les employés mettaient la dernière main à la nouvelle collection, juste avant de prendre les commandes pour la rentrée 2017.
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Le nouveau musée Hokusai de Tokyo « The Sumida Hokusai Museum »Brigitte Koyama-Richard

Un nouveau musée, le Sumida Hokusai Museum, consacré à Katsushika Hokusai, l’un des plus célèbres artistes de l’époque d’Edo, vient d'ouvrir ses portes. Il est situé dans le quartier de Sumida, près de la station du JR et du métro Ryôgoku, à quelques minutes à pied du Stade national de sumô (Kokugikan) et du Musée Edo-Tokyo.
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Le cartable japonais « randoseru » s’exporte

Des écoliers du primaire arborant fièrement sur leur dos un « randoseru » tout beau tout neuf : voilà une scène printanière typique au Japon. Aussi bien les Japonais que les étrangers se retournent sur le passage de ces enfants espiègles, équipés du cartable à bretelles qui leur fera sans bouger les six années de leur scolarité élémentaire.
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Robert Soanes : un artisan restaurateur d’armures de samouraïTony McNicol

L’Anglais Robert Soanes est un spécialiste de la restauration et de la conservation des armures de samouraï, des sabres et autres antiquités japonaises. Nippon.com lui a rendu visite chez lui, en Angleterre, dans la station balnéaire de Brighton.
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Aoki Akio, le « dieu des feux d’artifice » des temps modernesIzumiya Gensaku

Depuis l’époque d’Edo, les maîtres artificiers japonais (hanabishi) rivalisent à qui mieux mieux pour créer des feux d’artifice plus extraordinaires les uns que les autres. Le photographe Izumiya Gensaku nous présente Aoki Akio, un des plus grands spécialistes d’art pyrotechnique du XXIe siècle.
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La technique de l’estampe ukiyo-e transmise aujourd’hui par les artisansBrigitte Koyama-Richard

The Adachi Institute of Woodcut Prints (La Fondation Adachi) reproduit plus de 1200 chefs-d’œuvre des grands maîtres de l’estampe japonaise, comme Hokusai, Utamaro, etc.. Reportage d’une française, spécialiste en histoire de l’art du Japon, qui s’est rendue dans cet atelier où la technique de fabrication des estampes est la même depuis l’époque d’Edo.
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Le dernier festival de feux d’artifice japonais de l’année

Le « Nagano Ebisukô Enka Taikai », ou Festival de feux d’artifice de Nagano Ebisukô, qui a lieu chaque année en novembre, est le dernier grand festival de feux d’artifice japonais de l’année. Nous étions sur place pour un reportage sur ce grand festival qui clôt la saison des festivals de feux d’artifice à travers le pays.
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Shunga : la quintessence de l’érotisme japonaisTony McNicol

La plupart des gens ont eu l’occasion d’admirer des estampes japonaises pleines de vie et de subtilité, même quand ils ne connaissent pas bien l’art de ce pays. Mais les maîtres les plus connus du « monde flottant » (ukiyo) ne se sont, bien souvent, pas contentés de représenter des lieux célèbres et des scènes et de la vie rurale et urbaine de l’Archipel sur leurs estampes. On leur doit aussi des shunga (littéralement « images de printemps ») qui consistent en des scènes de sexe pour le moins explicites. Ces estampes érotiques pleines de passion et d’humour sont aussi, dans bien des cas, satiriques. Le British Museum de Londres a organisé une exposition intitulée Shunga : Sex and Pleasure in Japanese Art, qui a été inaugurée en octobre 2013 et devrait durer jusqu’au 5 janvier 2014. Dans les lignes qui suivent, l’écrivain Tony McNicol donne un aperçu de cette manifestation consacrée à l’art érotique japonais, qui connaît un énorme succès.
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Les estampes japonaises, média de l’époque d’EdoBrigitte Koyama-Richard

Accrochées sur les murs des musées, les estampes japonaises sont aujourd’hui respectueusement admirées. Pourtant à l’époque d’Edo où elles furent créées, ludiques, pédagogiques, médiatiques elles faisaient partie intégrante de la vie quotidienne. Reflet de la société japonaise de cette époque, elles sont passionnantes.
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Les feux d’artifice d’Ômagari séduisent le monde entier

Les feux d’artifice s’enorgueillissent d’une longue tradition à Ômagari (un lieu-dit dans la commune de Daisen à Akita). Le festival d’Ômagari est aujourd’hui considéré comme l’une des plus grandes compétitions de feux d’artifice du Japon. Pourquoi connait-il un si grand engouement de la part du public ? Le secret est à rechercher dans le passé historique.
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La modernité à l’école du passé — Yamaguchi Akira, artisteBrigitte Koyama-Richard (intervieweur)

Yamaguchi Akira applique les techniques picturales traditionnelles de la peinture japonaise pour un propos qui appartient à celui de l’avant-garde contemporaine. Ses œuvres « pop » sont appréciées dans le monde entier. Une Française, auteur de plusieurs ouvrages sur l’art japonais s’intéresse de près à cette approche.
Article lié :【Diaporama】 L’univers de Yamaguchi Akira
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Le bonsaï, un concentré de nature

Le bonsaï est l’art vert par excellence, qui met la nature à portée de main. De plus en plus prisé par les jeunes, il bénéficie aujourd’hui d’un retour en faveur et trouve aussi son public à l’étranger. Gros plan sur l’esthétique du bonsaï.
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