Dossier spécial La modernité de l’esthétique traditionnelle
Le chien Akita
[01.01.2018] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | 简体字 | 繁體字 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

L’année 2018 est placée sous le signe du chien, selon le calendrier chinois. À cette occasion, faisons connaissance avec le chien Akita, la plus grande race canine du Japon.

Le plus grand chien japonais

« En élevant un Akita, vous n’aurez plus envie d’en élever un autre. »

Tous les propriétaires de cette race de chien sont unanimes face à cette réponse. Tout comme Nakagawa Jitarô. Gérant du magasin Nakagawa Chikuken à Osaka exclusivement dédié aux chiens Akita, ce spécialiste procède depuis 55 ans à leur élevage et leur dressage.

Les indispensables promenades des chiens matin et soir expliquent la vitalité de Nakagawa Jitarô, à plus de 80 ans.

En entrant dans le magasin, un chien Akita a dressé ses oreilles touffues et enroulé sa queue en spirale en guise d’accueil. Si les chiens de 3 mois sont encore petits, ceux ayant dépassé les 10 mois sont déjà plus grands que tout autre race adulte de taille moyenne.

Selon M. Nakagawa, il existe six races de chiens originaires du Japon classés « monuments naturels ». Ils se divisent en trois tailles : grande, moyenne et petite. L’Akita est le seul de grande taille. Parmi les autres chiens japonais, le Kai, le Kishu, le Shikoku et le Hokkaido sont des chiens de taille moyenne, alors que le Shiba est de petite taille. Mais il s’agit ici de normes japonaises. À l’étranger, le chien Akita est le plus souvent classé parmi ceux de taille moyenne.

En pleine promenade matinale. Au milieu, Kôgyokume, une femelle née en janvier 2017.

À gauche, Godai, un mâle. À droite, Suzuyo, une femelle. Nés l’un et l’autre en août 2017, alors âgés de 3 mois sur la photo.

Tags :
  • [01.01.2018]
Articles liés
Autres articles dans ce dossier
  • Les « ama », des femmes résolues à sauver une tradition plurimillénaireIl y a un demi-siècle, le Japon comptait encore 17 000 ama (littéralement « femmes de la mer »), des plongeuses en apnée perpétuant une tradition vieille de 3 000 ans. Mais depuis, leur nombre a tellement diminué qu’aujourd’hui, il se limite en tout et pour tout à 2 000 dont la moitié vit dans la préfecture de Mie, sur la côte à l'est d'Osaka. Qui plus est, la population des ama a tendance à vieillir rapidement. Comment faire pour susciter des vocations parmi les jeunes afin que cette activité traditionnelle continue à exister ?
  • « Washi », le papier japonais qui dure mille ansLe 27 novembre 2014, l’Unesco a inscrit le papier japonais, le washi, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en tant que « savoir-faire du papier artisanal japonais ». Les techniques de fabrication du papier sont arrivées de Chine au Japon aux alentours du VIIe siècle. L’histoire du washi a donc commencé il y a au moins 1 300 ans. Les caractéristiques climatiques et géographiques ont ensuite contribué à l’apparition d’une grande variété de types de papier fabriqués à la main dans différentes régions de l’Archipel.
  • Requiem pour une épouse défunte : Yamamoto Motoï, artiste du selPourquoi le sel ? C’est la question que nous avons voulu poser à Yamamoto Motoï, artiste atypique, qui utilise ce matériau pour la réalisation de ses installations. Nous l’avons rencontré à Onomichi, son pays natal, et suivi lors de sa création artistique pour une galerie locale.
  • Karl Bengs, l’architecte allemand qui redonne vie à l’habitat traditionnel japonaisL’architecte allemand Karl Bengs a sauvé plusieurs vieilles maisons menacées de disparition dans des villages dépeuplés de l’Archipel. Il s’est ainsi affirmé comme l’un des plus ardents défenseurs de l’habitat traditionnel japonais. Nippon.com lui a rendu visite chez lui, à Taketokoro, un district rural de la préfecture de Niigata, au nord-ouest du Japon.
  • « Irezumi » : histoire du tatouage au JaponConsidéré dans le passé comme noble tradition ou encore quintessence de la mode urbaine, pour être ensuite déclaré illégal à l'ère moderne, le tatouage au Japon a connu une histoire mouvementée. L'anthropologue culturelle Yamamoto Yoshimi la retrace jusqu’à nos jours.

Nippon en vidéo

バナーエリア2
  • Chroniques
  • Actu nippone