Série Le b.a.-ba du Japon
Harajuku : le carrefour de la culture des jeunes à Tokyo
Mode, confiseries et dieux japonais
[03.07.2016] Autres langues : ENGLISH | 简体字 | 繁體字 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

Célèbre pour être le lieu de prédilection des jeunes et de la street fashion du Japon, Harajuku est devenu l’épicentre de la culture kawaii. Le sanctuaire Meiji, très boisé, est aussi situé dans ce quartier. Harajuku dispose d’un large choix de restaurants adaptés aux jeunes et aux moins jeunes.

Un havre pour les jeunes depuis les Jeux olympiques de 1964

Le quartier de Harajuku à Tokyo s’étend de la gare de Harajuku, qui va bientôt être reconstruite, à Omotesandô. En tant que bastion de la mode et de la culture des jeunes, Harajuku a vu naître dans ses rues des stars de la musique pop comme Kyary Pamyu Pamyu et a attiré l’attention du monde entier en tant que foyer de la culture kawaii. Le quartier possède également un côté plus discret et raffiné avec de nombreux restaurants haut de gamme et des boutiques de luxe.

L’entrée de la rue commerçante Takeshita.

Connu sous le nom de Sendagahara pendant la période d’Edo (1603-1868), le quartier a peu à peu été appelé Harajuku dû aux nombreux logements, shuku en japonais, situés dans les environs. Le quartier a commencé à prendre sa forme actuelle après la Seconde Guerre mondiale, lorsque des magasins comme Kiddy Land et Oriental Bazaar ont ouvert leurs portes le long de l’avenue Omotesandô pour répondre aux besoins des militaires des casernes de l’US Airforce situées à l’ouest de la station. Les Jeux olympiques de Tokyo en 1964 ont finalement transformé le quartier en un centre pour la culture des jeunes et de la mode. Les jeunes japonais, intéressés par la culture occidentale, se rendaient à Harajuku pour se mêler aux étrangers du village olympique, installé à proximité dans le parc Yoyogi.

Les styles particuliers de mode que l’on trouve le long des petites et grandes rues représentent une marque distinctive de Harajuku. Takeshita-dôri, une rue commerçante s’étirant de la gare de Harajuku à Meiji-dôri, comporte des magasins de vêtements décontractés pour adolescentes, des 100 yens shop, des points de vente directe de marques vestimentaires, des confiseries, etc. La plupart des jours la rue bourdonne de shoppeurs. Elle est très populaire auprès des touristes étrangers et des étudiants en voyage scolaire à Tokyo.

Les ruelles aux alentours de Harajuku, Cat Street et Harajuku-dôri entre autres, sont communément appelées Ura-Harajuku (abrégé en Ura-Hara). En s’y promenant, on trouvera des magasins proposant des articles spécialisés, des boutiques de mode Lolita et Gothic Lolita, des magasins de vêtements usagés, des cafés et d’autres lieux pour se reposer.

Une jeune femme arborant le style amarori, la version « sweet » de la mode Lolita. (Photo : Chris Chan)

Dans l’avenue Omotesandô, l’atmosphère est encore différente. Les magasins de marques japonaises et internationales bordent la grande avenue et des centres commerciaux comme Laforet, Q Plaza et Omotesando Hills proposent de la mode dernier cri et de la cuisine raffinée.

Depuis décembre 2014, Moshi Moshi Box, un centre de visiteurs multiservice situé le long de Meiji-dori, offre des informations sur Harajuku et la culture pop. Ce centre aux couleurs vives dispose d’un personnel anglophone. Les usagers peuvent le visiter pour acheter des souvenirs, utiliser la connexion Wi-Fi, changer des devises, envoyer des colis à l’étranger ainsi que réserver des hôtels et d’autres types d’hébergements.

Omotesandô Hills

Moshi Moshi Box est un centre d’information touristique à la décoration colorée.

  • [03.07.2016]
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