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Réouverture du musée Edo-Tokyo : l’exposition spéciale « Éloge du Grand Edo »

Tourisme

Le musée Edo-Tokyo, dédié à l’histoire de la capitale japonaise, a rouvert ses portes le 31 mars, après quatre années de rénovation. La visite propose désormais de nombreux contenus numériques et immersifs, de nouvelles reconstitutions de scènes de vie à l’époque d’Edo (1603-1868). Une exposition spéciale intitulée « Éloge du Grand Edo » y est organisée.

Avant la crise sanitaire, le très populaire musée Edo-Tokyo attirait un million de visiteurs par an. Sa réouverture le 31 mars dernier devrait encore renforcer l’attrait touristique du quartier de Ryôgoku, déjà prisé pour ses ambiances d’époque Edo (1603-1868), avec notamment les tournois de sumo au Ryôgoku Kokugikan ou encore le musée Sumida Hokusai.

L'entrée du musée, désormais rénové
L’entrée du musée, désormais rénové

À l’occasion de cette rénovation, les dispositifs visuels ont été renforcés. Dès l’entrée, les visiteurs sont accueillis par des animations représentant les paysages urbains d’Edo et de Tokyo, tandis que des projections sont diffusées dans le vaste espace ouvert du bâtiment. Dans les salles d’exposition permanente, de grandes maquettes reconstituées ont été ajoutées, dont celle de Ginza à l’époque Meiji avec le magasin de montres Hattori (aujourd’hui Wako), permettant une immersion totale, comme un voyage dans le temps.

Un système permettant d’écouter des guides en 13 langues via son propre smartphone a également été mis en place, améliorant l’expérience des visiteurs étrangers.

De grands portiques rappelant les torii des sanctuaires shintoïstes.
De grands portiques rappelant les torii des sanctuaires shintoïstes.

Du 25 avril au 24 mai, une exposition spéciale marquant la réouverture, intitulée « Éloge du Grand Edo » (Ô-Edo Raisan), présente une sélection d’environ 160 pièces parmi les 350 000 œuvres de la collection. Elle met en lumière des aspects de la culture d’Edo tels que le kabuki, le sumo ou encore le quartier des plaisirs de Yoshiwara. Armures, sabres, kimonos ou encore tenues de pompiers d’époque viennent enrichir cette présentation, permettant de découvrir de manière concrète la culture des samouraïs et des citadins.

C’est également une occasion rare d’admirer des chefs-d’œuvre de l’ukiyo-e signés Tôshûsai Sharaku, Kitagawa Utamaro et Katsushika Hokusai, réunis en un même lieu — une visite vivement recommandée.

Une exposition où s'alignent des œuvres de Hokusai, Sharaku et Utamaro.
Une exposition où s’alignent des œuvres de Hokusai, Sharaku et Utamaro.

Un point photo où des feux d’artifice sont projetés dans le ciel nocturne d’estampes ukiyo-e.
Un point photo où des feux d’artifice sont projetés dans le ciel nocturne d’estampes ukiyo-e.

Il est possible de constater les équipements et les outils des pompiers de la ville d'Edo, considérés alors comme des héros.
Il est possible de constater les équipements et les outils des pompiers de la ville d’Edo, considérés alors comme des héros.

Les « poupées de naissance » (go-tanjô ningyô), qui faisaient partie du trousseau de mariage des familles de samouraïs, sont pleines de charme.
Les « poupées de naissance » (go-tanjô ningyô), qui faisaient partie du trousseau de mariage des familles de samouraïs, sont pleines de charme.

Le best-seller publié à la fin de l’époque d’Edo, Nansô Satomi Hakkenden.
Le best-seller publié à la fin de l’époque d’Edo, Nansô Satomi Hakkenden.

Musée Edo-Tokyo, exposition spéciale pour la réouverture : « Éloge du Grand Edo » (Ô-Edo Raisan)

  • Adresse : 1-4-1 Yokoami, Sumida-ku, Tokyo (au rez-de-chaussée)
  • Dates : du 25 avril au 24 mai 2026
  • Horaires : de 9 h 30 à 17 h30 (jusqu’à 19 h 30 le samedi) ; accueil jusqu’à 30 minutes avant la fermeture
  • Fermé le lundi (sauf le 4 mai) et le 7 mai
  • Tarifs : 1 300 yens pour les adultes; 1 040 yens pour les étudiants ; 650 yens pour les personnes de 65 ans et plus ; gratuit pour les autres catégories
  • Site officiel : https://www.edo-tokyo-museum.or.jp/en/

(Reportage, texte et photos de Nippon.com)

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