Les Trois grands jardins japonais : Kairaku-en, Kenroku-en et Kôraku-en

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Kairaku-en, Kenroku-en et Kôraku-en : on les appelle les Trois grands jardins du Japon, et leur visite est incontournable. Laissez-vous envoûter par une esthétique incroyable.

Les « Trois grands jardins du Japon » (« Nihon san-meien »), comme on les appelle, sont tous trois l’œuvre de daimyô (seigneurs féodaux) pendant l’époque d’Edo (1603–1868). Ce sens esthétique d’antan n’a rien perdu de sa superbe et continue sans cesse de nous émerveiller.

Tous trois sont de style kaiyû (circuit), comportant une pièce d’eau au centre, caractéristiques de l’époque d’Edo. Ainsi, les visiteurs peuvent apprécier le paysage tout en flânant dans les allées des jardins. Par opposition, les jardins zakan-shiki étaient conçus pour être admirés depuis les pièces intérieures d’une demeure, comme par exemple depuis le salon d’un palais.

Kenroku-en (Kanazawa, préfecture d’Ishikawa)

Ce jardin d’une superficie de 11,4 hectares situé à l’extérieur du château de Kanazawa est l’œuvre du clan Maeda, qui régnait sur le domaine de Kaga. Sa construction prendra environ 180 ans, à partir du règne de Maeda Tsunanori, le cinquième chef du clan Maeda.

Les couleurs changeantes au fil des saisons sont l’un des éléments qui fait la beauté de ce jardin, notamment en hiver lorsque les pins, soutenus par des cordes yukitsuri, se couvrent de neige. La célèbre lanterne à deux pieds ornant le jardin, qui apparaît souvent sur les cartes postales et dans les guides touristiques, est appelée la kotoji, celle-ci rappelant la disposition des cordes de l’instrument de musique traditionnelle japonais koto.

Non loin du jardin, qui a obtenu trois étoiles au Guide Vert Michelin, se trouvent le château de Kanazawa et le Musée d’art contemporain du XXIe siècle.

(Photo avec l’aimable autorisation de la municipalité de Kanazawa)
(Photo avec l’aimable autorisation de la municipalité de Kanazawa)

(Photo avec l’aimable autorisation de la municipalité de Kanazawa)
(Photo avec l’aimable autorisation de la municipalité de Kanazawa)

  • Adresse : 1-1 Marunouchi, Kanazawa-shi, Ishikawa-ken
  • Tarifs : à partir de 18 ans : 320 yens; de 6 à 17 ans : 100 yens
  • Accès : depuis la gare JR de Kanazawa, prendre le bus Hokuriku Rail Road (passage toutes les 15 à 20 min.)
  • Site officiel (en anglais)

(Voir notre vidéo du Kenroku-en)

Kairaku-en (Mito, préfecture d’Ibaraki)

Ce jardin fut créé en 1842 par Tokugawa Nariaki, 9e daimyô du domaine de Mito. Son nom Kairaku-en signifie « jardin dont on peut profiter ensemble ». Cette expression s’inspire en fait du recueil chinois Mencius où on peut lire : « Les anciens partageaient leurs plaisirs avec le peuple, et leurs propres plaisirs n’en étaient ainsi que plus intenses. »

D‘abord, seuls les samouraïs et les pratiquants religieux étaient autorisés à entrer dans le jardin. Petit à petit, il fut également ouvert au grand public.

Le jardin compte environ 3 000 pruniers au total, d’une centaine de variétés différentes. Le jardin peut s’admirer en toute saison : cerisiers en fleurs au printemps, azalées au début de l’été, bambous et cèdres d’un vert saisissant en plein été, et trèfles et érables en automne.

(Photo avec l’aimable autorisation de la préfecture d’Ibaraki)
(Photo avec l’aimable autorisation de la préfecture d’Ibaraki)

(Photo avec l’aimable autorisation de la préfecture d’Ibaraki)
(Photo avec l’aimable autorisation de la préfecture d’Ibaraki)

  • Adresse : 1-chôme Tokiwa-chô, Mito-shi, Ibaraki-ken
  • Tarifs : à partir de 18 ans : 300 yens; lycéens et en dessous : 150 yens. Entrée gratuite avant 9 h.
  • Accès : depuis la sortie nord de la gare JR de Mito, 20 minutes en bus en direction de Kairaku-en
  • Site officiel (en japonais)

Kôraku-en (Okayama, préfecture d’Okayama)

Ikeda Tsunamasa, deuxième daimyô du domaine d’Okayama, a fait créer ce vaste jardin pour son plaisir personnel. Les résidents du domaine étaient également autorisés à y entrer occasionnellement.

Ikeda Tsunamasa, grand amateur des spectacles de théâtre nô, avait pour coutume de lui-même donner des représentations et de se produire devant les visiteurs. Cependant, sous le règne du daimyô Okayama qui succéda à Ikeda Tsunamasa, des jours d’ouverture du jardin au public furent définis. Le jardin fut par ailleurs lourdement endommagé par les inondations en 1934 ou encore par les bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale en 1945, mais il sera plus tard restauré après la guerre sur la base de documents historiques tels que des croquis de la période d’Edo. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent admirer le jardin, resté à quelques détails près le même depuis sa création.

Ce jardin a obtenu trois étoiles du Guide Vert Michelin. La vue depuis l’étang est un endroit très prisé de celles et ceux qui veulent prendre des photos du château d’Okayama.

(Photo avec l'aimable autorisation du guide touristique officiel de la préfecture d'Okayama)
(Photo avec l’aimable autorisation du guide touristique officiel de la préfecture d’Okayama)

(Photo avec l'aimable autorisation du guide touristique officiel de la préfecture d'Okayama)
(Photo avec l’aimable autorisation du guide touristique officiel de la préfecture d’Okayama)

  • Adresse : 1-5 Kôraku-en, Kita-ku, Okayama-shi, Okayama-ken
  • Tarifs : à partir de 15 ans : 410 yens; à partir de 65 ans : 140 yens. Entrée gratuite pour les moins de 15 ans.
  • Accès : depuis la gare JR d’Okayama, 10 à 15 minutes de bus ou 25 minutes à pied
  • Site officiel (en français)

(Voir également notre article : Les jardins japonais, un symbolisme de la nature)

(Photo de titre : forêt de bambous au sein du jardin Kairaku-en. Photo avec l’aimable autorisation du jardin Kairaku-en)

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