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Scrutin national du 8 février 2026 : Takaichi a mis sa démission sur la balance

Politique

La Première ministre japonaise Takaichi Sanae a mis sa démission dans la balance, elle souhaite que les législatives anticipées du 8 février 2026 donnent une majorité claire à la coalition qui lui a permis de prendre le pouvoir. Penchons-nous sur la composition actuelle de la Chambre basse et le fonctionnement d’une élection au Japon.

La nouvelle coalition à l’épreuve

La campagne électorale pour les législatives anticipées qui se dérouleront le 8 février est en cours. Suite à la dissolution de la Chambre basse, la totalité des 465 sièges est remise en jeu (289 sièges sur liste uninominale et 176 à la proportionnelle). La place des étrangers dans la société japonaise ainsi que la politique économique et le coût de la vie sont les thématiques centrales de la campagne et plus de 1 200 candidats sont entrés en lice.

Les dernières législatives ayant eu lieu en octobre 2024 sous le cabinet Ishiba, le prochain scrutin aurait dû se dérouler dans deux ans et neuf mois (les députés sont élus pour un mandat de 4 ans). Ce sera le premier test électoral pour Takaichi Sanae qui met en jeu sa démission et appelle au plébiscite de la coalition qui lui a permis de prendre le pouvoir, la nouvelle alliance entre le Parti libéral-démocrate et le Nippon Ishin no Kai.

Le tableau ci-dessous recense les candidats des principaux partis du Japon. La nouvelle Alliance centriste pour la réforme, créée par fusion de l’ancien Parti constitutionnel démocrate japonais et du Kômeitô, ambitionne de devenir le premier parti d’opposition du pays. De leur côté, le Parti démocrate du peuple et le Sanseitô voudraient continuer sur leur lancée, confirmer leur poussée des dernières législatives et renforcer leur groupe à la Chambre basse.

Candidats aux législatives de 2026

  Liste uninominale/proportionnelle
Coalition au pouvoir
Parti libéral-démocrate 285/52
Nippon Ishin no Kai 87/2
Opposition
Alliance centriste pour la réforme (ACR) 202/34
Parti démocrate du peuple (PDP) 102/2
Parti communiste (PC) 158/18
Reiwa Shinsengumi 18/13
Sanseitô 182/8
Parti conservateur japonais (PCJ) 6/14
Parti social-démocrate 8/7
Mirai 6/9

Source ; tableau créé par Nippon.com sur la base des listes de candidats de chaque parti.

Au moment de la dissolution de la Chambre basse promulguée le 23 janvier, le PLD disposait de 196 sièges et Ishin no Kai de 34, soit un total de 230 députés pour la coalition. Mais la majorité étant de 233 sièges (233 / 465), il leur manquait 3 élus. La Première ministre Takaichi voudrait que la coalition qui l’a portée au pouvoir soit majoritaire, précisant qu’elle démissionnerait si cet objectif n’était pas atteint.

Au-delà de la majorité simple, elle se verrait bien à la tête d’une « majorité stable » de 243 sièges qui permettrait à sa coalition de présider toutes les commissions permanentes de la Chambre basse et de pouvoir discuter d’égal à égal avec l’opposition si le nombre d’élus présent dans chaque commission était paritaire. Pour se gagner une « majorité stable absolue », il lui faudrait remporter 261 sièges, ce qui lui permettrait de présider et d’être majoritaire dans toutes les commissions. La majorité des deux tiers à la Chambre Basse (310 sièges) ainsi qu’à la Chambre des conseillers lui permettrait de faire passer la révision de la Constitution japonaise.

Constitution de la chambre basse (avant les élections du 8 février)

Comment fonctionne l’élection

Le Japon a un mode de scrutin mixte, en plus des 289 députés élus au scrutin uninominal, 176 sièges sont attribués à la proportionnelle dans 11 régions. Sur leur bulletin de vote, les électeurs doivent inscrire le nom du candidat en lice pour le scrutin uninominal majoritaire à un tour, mais aussi le nom d’un parti politique pour le siège gagné à la proportionnelle. Ainsi un candidat peut ne pas remporter le scrutin uninominal mais siéger tout de même à la Diète en tant que député élu à la proportionnelle.

Les citoyens japonais de 18 ans et plus, inscrits sur les listes électorales, peuvent voter dans la circonscription où ils résident. En principe, le vote se déroule à l’urne dans les bureaux de vote qui ouvrent de 7 h à 20 h le jour du scrutin. Le dépouillement a lieu immédiatement après la fermeture des bureaux de vote.

Certains députés sortants ont décidé de ne pas se représenter aux législatives de 2026. Citons les noms de l’ancien Premier ministre Suga Yoshihide (PLD) et de l’ancien dirigeant du parti communiste, Shii Kazuo.

Données utilisées

(Photo de titre : PhotoAC)

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