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Les suicides au Japon en 2025 : baisse globale mais hausse record chez les jeunes

Société

Le chiffre total des suicides au Japon est pour la première fois passé sous la barre des 20 000 en 2025, mais le nombre de jeunes qui ont mis fin à leurs jours n’a jamais été aussi élevé.

Les problèmes de santé sont la cause principale

Les données compilées par le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales à partir des statistiques de l’Agence nationale de la police pour l’année 2025 indiquent qu’il y a eu 19 097 suicides au Japon (5 980 femmes et 13 117 hommes). Cela représente une baisse de 1 223 cas par rapport à l’année précédente et constitue le troisième chiffre le plus bas depuis le début des relevés en 1978.

Le taux de suicide, défini comme le nombre de suicides pour 100 000 habitants, a diminué de 1,0, s’établissant à 15,4.

La santé est restée la principale raison (11 293) cas. Viennent ensuite les problèmes économiques ou de subsistance (5 359) et les problèmes familiaux (4 198).

Évolution du nombre de suicides au Japon

Par groupe d’âge, le nombre de suicides était le plus élevé chez les cinquantenaires (3 732), suivis des quadragénaires (2 951). Les chiffres sont en baisse dans les tranches d’âges à l’exception des moins de 20 ans.

Le nombre d’élèves d’école élémentaire, du collège et du lycée qui ont mis fin à leurs jours a atteint 532, le chiffre le plus élevé depuis la première enquête menée en 1980. Pour la deuxième année de suite, le nombre de filles concernées (277) a dépassé celui des garçons (255).

Entre 2011 et 2020, le nombre total de suicides d’élèves oscillait entre 300 et 400. Toutefois, avec la crise sanitaire, il a bondi à 499 en 2020. Malgré la fin de la pandémie, ce chiffre est resté proche de 500.

Évolution du nombre de suicides chez les élèves (primaire, collège et lycée)

Le nombre de suicides a diminué dans 40 des 47 préfectures du Japon. Les préfectures ayant le taux de suicide le plus élevé étaient Yamanashi (21,4), Niigata (20,2) et Aomori (19,6). Celles ayant le taux de suicide le plus bas sont Tottori (10,7), Ishikawa (12,5) et Kyoto (12,7).

Le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales souligne que, dans de nombreux cas, les suicides résultent de problèmes sociaux qui peuvent être pris en charge. En réponse, le gouvernement japonais a mis en place des mesures de prévention impliquant les secteurs de la santé, de la médecine, du bien-être, de l’éducation et du travail. Un site internet (en japonais) dédié a été mis en place, proposant des lignes d’écoute téléphoniques ainsi que des services via les réseaux sociaux comme LINE. Ce site fournit des informations claires et accessibles sur les dispositifs gouvernementaux de prévention du suicide.

L’Agence pour l’enfance et la famille dispose également d’un site internet (en japonais) facilitant l’accès des plus jeunes aux services d’assistance téléphonique.

Données utilisées

(Photo de titre : PhotoAC)

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