À la découverte des ingrédients de la cuisine japonaise
Les multiples bienfaits du gingembre (« shôga »)
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Une touche épicée
Le gingembre (shôga) est une plante vivace originaire d’Asie tropicale dont le rhizome souterrain est comestible. Il aurait été importé de Chine au Japon autour du IIIe siècle. Des documents datant du milieu de l’époque Heian (794-1185) indiquent qu’il était déjà cultivé à à des fins alimentaires au Japon.
Récoltées dès qu’elles sont en pousse, les jeunes racines du gingembre « nouveau » (shin-shôga) sont commercialisées pendant une courte période allant de juin à août. Ces bulbes juteux, doux au goût, se dégustent frais en crudité.
Le gingembre que l’on trouve dans les supermarchés japonais est vendu à prix stable toute l’année. Stocké, ce « vieux » gingembre (hine-shôga) mûrit pendant plusieurs mois après sa récolte et plus il sèche, plus son goût devient fort. Râpé ou haché, c’est le condiment parfait pour neutraliser les odeurs et apporter de la saveur aux plats.
Le gingembre favorise la sudation et améliore la circulation sanguine. En médecine traditionnelle (kanpô), on le retrouve dans le kakkontô, un remède utilisé pour traiter les rhumes à un stade précoce. Intégré aux plats mijotés, il apporte aux mangeurs une douce sensation de chaleur grâce à ses propriétés médicinales.
Produit peu coûteux, on en trouve tout au long de l’année dans les commerces. Si le râper vous rebute, vous pouvez vous procurer des tubes de gingembre râpé (oroshi-shôga), vendu ainsi conditionné au Japon depuis les années 1970. Beaucoup de Japonais en ont toujours un tube au frigo.
(Photo de titre : Pixta)


