Des hibakusha appellent le gouvernement japonais à signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires
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Jeudi, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), les hibakusha (les survivants des bombardements atomiques) ainsi que des militants antinucléaires ont réaffirmé leur volonté de donner un nouvel élan à la campagne en faveur de l’abolition de ces outils de destruction massive.
« Cette année, nous nous engageons à renforcer le mouvement pour l’abolition nucléaire et à redynamiser le traité », a déclaré Tanaka Terumi , 93 ans, coprésident du Nihon Hidankyô, la Confédération japonaise des organisations de victimes des bombes A et H, lauréate du prix Nobel de la paix 2024. Il s’exprimait lors d’un événement organisé le même jour à Tokyo.
« Nous voulons intensifier la campagne appelant le gouvernement japonais à signer rapidement le traité », a-t-il ajouté.
Parmi les participants figurait également Nakamura Suzuka, 25 ans, dont la grand-mère est une hibakusha. « Je m’efforcerai de poser les bases d’actions en faveur de la paix en vue du centenaire des bombardements atomiques », a-t-elle déclaré. La jeune femme a commencé son engagement pour la paix dès le lycée.
Le Japon est le seul pays à avoir subi des attaques nucléaires. Les villes de Hiroshima et de Nagasaki, dans le sud-ouest ont été dévastées par les bombes atomiques américaines en août 1945, dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale.
(Lire aussi : 80 ans après : des prières au Parc pour la paix de Hiroshima)

Tanaka Terumi (à droite), coprésident du Nihon Hidankyô, le 22 janvier
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