Pénaliser la dégradation du drapeau japonais, un sujet important pour la Première ministre Takaichi
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Après la large victoire du Parti libéral-démocrate aux dernières élections générales, la pénalisation de la dégradation du drapeau national devrait s’imposer comme l’un des principaux sujets de la session extraordinaire de la Diète, qui vient de s’ouvrir.
La Première ministre Takaichi Sanae a affiché sa détermination à faire adopter ce texte, qui bénéficie également du soutien d’un parti d’opposition. La proposition suscite toutefois des inquiétudes chez certains, qui redoutent une atteinte à la liberté d’expression, de pensée et de conscience.
« Si vous détériorez ou déchirez le drapeau d’un pays étranger, vous encourez une peine de prison. En revanche, vous pouvez traiter le drapeau japonais comme bon vous semble. C’est étrange », avait déclaré la dirigeante japonaise lors d’un discours de campagne prononcé à Tokyo le 27 janvier, premier jour officiel de la campagne pour les élections législatives du 8 février à la Chambre des représentants.
L’article 92 du Code pénal prévoit qu’une personne qui endommage un drapeau étranger dans l’intention d’insulter un État peut être condamnée à une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement ou à une amende maximale de 200 000 yens (environ 1 100 euros). Aucune disposition similaire ne vise toutefois le drapeau japonais.
« Tous les drapeaux nationaux doivent être respectés de la même manière », a-t-elle insisté. Dès 2012, alors députée, elle avait déjà pris l’initiative de déposer un projet de loi visant à étendre cette protection au drapeau japonais, mais le texte avait finalement été abandonné.
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