Une équipe japonaise a créé des organoïdes testiculaires de souris « in vitro », une première mondiale
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Des chercheurs japonais sont parvenus à développer, dans un dispositif expérimental, des tissus testiculaires miniaturisés appelés « organoïdes testiculaires » à partir de cellules souches embryonnaires de souris. Il s’agit d’une première mondiale.
Cette avancée, réalisée par une équipe réunissant notamment le professeur Hayashi Katsuhiko et le professeur associé Yoshino Takashi de l’Université d’Osaka, ainsi que le professeur Ogawa Takehiko de l’Université municipale de Yokohama, a été publiée jeudi dans la revue scientifique américaine Science.
En 2021, alors qu’ils exerçaient à l’Université du Kyûshû, Hayashi et Yoshino avaient déjà réussi, là encore pour la première fois au monde, à créer des organoïdes ovariens à partir de cellules souches embryonnaires de souris.
À l’avenir, si des organoïdes testiculaires pouvaient être produits à partir de cellules souches pluripotentes induites humaines (cellules iPS), cela pourrait contribuer à élucider les causes de l’infertilité masculine et ouvrir la voie à des applications visant à soutenir les fonctions testiculaires. Toutefois, le développement d’une technologie permettant de produire des spermatozoïdes à partir d’organoïdes testiculaires humains et d’aboutir à une naissance par fécondation in vitro devrait encore nécessiter plus de dix ans de recherche.
À l’instar des cellules iPS — obtenues par l’introduction de groupes de gènes dans des cellules de la peau ou d’autres tissus — les cellules souches embryonnaires (ES), issues de la culture de la masse cellulaire interne d’un embryon, ont la capacité de se différencier en divers types de tissus.
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