Cellules iPS : le Japon réalise une première transplantation de RiHEART contre l’insuffisance cardiaque sévère

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Une start-up liée à l’Université d’Osaka a annoncé mardi avoir transplanté chez une femme d’une cinquantaine d’années souffrant d’insuffisance cardiaque sévère un feuillet de cellules musculaires cardiaques obtenu à partir de cellules souches pluripotentes induites (cellules iPS).

Il s’agit de la première transplantation d’un produit de médecine régénérative utilisant des cellules iPS.

L’intervention a été réalisée le jour même à l’hôpital Osaka Keisatsu. Elle a débuté vers 11 h 15 et a duré environ 50 minutes, selon la start-up Cuorips.

L’état de la patiente est stable et, si son rétablissement se déroule normalement, elle pourrait quitter l’hôpital dans environ deux semaines, a indiqué l’entreprise.

Le produit utilisé pour cette transplantation, baptisé RiHEART, a été développé par Cuorips. Des cardiomyocytes dérivés de cellules iPS sont transformés en feuillets cellulaires, puis appliqués sur le cœur de patients atteints d’insuffisance cardiaque sévère afin d’en améliorer la fonction.

RiHEART est pris en charge par le régime public d’assurance maladie japonais depuis le 1er septembre.

La technologie des cellules iPS, développée par le professeur Yamanaka Shinya en 2006 (et qui a reçu le prix Nobel de médecine six ans plus tard), consiste à prélever des cellules d’un adulte provenant d’un minuscule échantillon de peau ou de sang pour les reprogrammer et cultiver en vue de créer une quantité illimitée de cellules capables de se différencier et de générer des cellules spécifiques aux tissus tels que ceux dont sont constitués les muscles, les os, le cœur, le foie, les vaisseaux sanguins et les nerfs. C’est l’un des espoirs majeurs pour traiter les maladies encore incurables à ce jour.

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La technique des cellules iPS, dans laquelle le Japon est le leader mondial, inclut la possibilité de créer de nouvelles thérapies et des médicaments qui changeront la manière dont sont traitées des maladies jugées incurables aujourd’hui. Nous en parlons avec Etô Kôji, directeur adjoint du Centre de recherche et d’application sur les iPS (CiRA) de l’Université de Kyoto. Il fait pour nous le point sur l’état de cette science prometteuse et les difficultés auxquelles elle est confrontée, avant d’insister sur l’importance de la compréhension et du soutien de la nation à ces travaux, en évoquant les perspectives futures.

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