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Onsen : les douze meilleures sources thermales du Japon

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Au Japon, il y a plus de 3 000 « sources chaudes » (onsen) réparties sur tout le territoire de l’Archipel. Dans l’article qui suit, nous vous proposons une liste des douze meilleures stations thermales établie par Matsuda Tadanori, une autorité mondiale en la matière, ce qui lui a valu le surnom de « professeur Onsen ». Ces douze sources chaudes se distinguent, entre autres, par la qualité exceptionnelle de leurs eaux et par leur cadre souvent extraordinaire.

La sélection des stations thermales du professeur Onsen [1]

Les Japonais aiment les sources chaudes depuis toujours à cause de la détente qu’elles procurent à la fois au corps et à l’esprit. (Voir Onsen : les bienfaits séculaires des sources thermales japonaises). Voici douze des plus remarquables d’entre elles.

1. Noboribetsu onsen (Noboribetsu, Hokkaidô)

Cette station thermale est alimentée par plusieurs sources à ciel ouvert dont certaines proviennent d’un cratère volcanique spectaculaire – de 450 mètres de diamètre appelé Jigokudani (la vallée de l’enfer), un lieu désertique d’où s’échappent des vapeurs sulfureuses – et d’un étang aux eaux boueuses Ôyunuma. Les visiteurs de Noboribetsu onsen ont à leur disposition neuf qualités d’eau différentes chargées pour l’essentiel de soufre, de fer et de diverses sortes de sel. Ils peuvent faire de très belles promenades dans les alentours ou bien flâner, vêtus d’un yukata (kimono traditionnel léger en coton), dans les boutiques de souvenirs de cette station thermale où flotte en permanence une odeur de soufre.

Noboribetsu onsen (Photographie avec l’aimable autorisation de l’Office de tourisme de Noboribetsu)

2. Nyûtô onsen kyô (Senboku, Akita)

La station thermale de Nyûtô onsen kyô est située dans le parc national Towada Hachimantai, au pied du mont Nyûtô, non loin du fameux lac Tazawa. La rivière Sentatsu serpente à travers une forêt primordiale de hêtres d’où s’échappe de la vapeur produite par les sources thermales. Cette station perdue dans les montagnes est considérée comme le dernier des hitô (litt. « onsen secrets ») du Japon et c’est pourquoi elle a de nombreux adeptes. Elle regroupe sept établissements thermaux ayant chacun ses sources propres. Le plus ancien est le Tsuru no yu (Le bain de la grue) dont l’eau a une couleur laiteuse. Les sources chaudes de Nyûtô onsen kyô contiennent entre autres du soufre et du sulfure d’hydrogène.

Kuroyu onsen de la station thermale de Nyûtô onsen kyô (Photographie avec l’aimable autorisation de Kuroyu Onsen)

3. Takayu onsen (Fukushima)

Une petite station thermale située sur les pentes du mont Azuma, à 750 mètres d’altitude. Dix sources chaudes avec un débit total de 3 000 litres par minute alimentent les bains avec une eau sulfureuse d’un blanc laiteux considérée comme l’une des meilleures du Japon en termes d’efficacité thérapeutique. L’eau laiteuse chargée de soufre de la station donne aussi des résultats merveilleux sur la peau.

Takayu onsen (Photographie avec l’aimable autorisation de l’Office de tourisme de Takayu onsen)

4. Kusatsu onsen (Kusatsu, Gunma)

Quand il s’est rendu à Kusatsu onsen, Erwin von Bälz (1849-1913) – un médecin allemand ayant séjourné de 1876 à 1906 au Japon où il est considéré comme le fondateur de la recherche scientifique sur les onsen – a été stupéfait par les qualités thérapeutiques de ses sources chaudes. À tel point qu’il a qualifié leurs effets de « mystérieux ». La grande attraction de cette station thermale, c’est Yubatake (le champ de l’eau chaude) d’où jaillissent 4 000 litres d’eau brûlante acide par minute. Kusatsu onsen compte au total dix-huit établissements de bains, ce qui ne laisse que l’embarras du choix aux visiteurs.

Le « champ de l’eau chaude » de Kusatsu onsen (Photographie avec l’aimable autorisation de l’Office de tourisme de Kusatsu onsen)

La séléction des stations thermales du professeur Onsen [2]

5. Okushiobara onsen kyô (Nasushiobara, Tochigi)

Les origines de cette station thermale remontent au début de la période de Heian (794-1185), il y a quelque douze siècles. Depuis, elle n’a pas cessé d’attirer les amateurs de onsen à cause des propriétés antioxydantes de ses eaux chaudes chargées de soufre. On peut y admirer entre autres une magnifique auberge datant de l’époque d’Edo (1603-1868). La plupart des bains des établissements thermaux de Okushiobara sont alimentés directement par une source.

Un bain en plein air de l’auberge Shimofujiya (Photographie avec l’aimable autorisation de Shimofujiya)

6. Nozawa onsen (Nozawa, Nagano)

Avec ses rues bordées d’auberges et de boutiques de souvenirs, le village de Nozawa permet de se faire une idée de ce à quoi devaient ressembler les onsen du temps jadis. Il abrite treize bains en plein air dont l’accès est gratuit. Nozawa onsen compte plus de trente sources thermales d’où jaillit naturellement une eau très riche en soufre.

Un bain de l’auberge Sakaya (Photographie avec l’aimable autorisation de Ryokan Sakaya)

7. Okuhida onsen gô (Takayama, Gifu)

Okuhida onsen gô est composé de cinq villages nichés en plein cœur des Alpes japonaises, au pied d’une série de sommets de quelque 3 000 mètres de hauteur. Le paysage est d’une beauté saisissante. Chaque village dispose d’un bain en plein air (roten buro) rempli d’une eau thermale transparente, où l’on peut s’adonner à la balnéothérapie tout en contemplant le cadre sauvage magnifique dans lequel il s’inscrit.

Un bain en plein air de l’auberge Yarimikan (Photographie avec l’aimable autorisation de Yarimikan)

8. Totsukawa onsen kyô (Totsukawa, Nara)

Cette station thermale se trouve dans la péninsule de Kii, au cœur d’une zone montagneuse où l’on peut voir d’épais nuages de vapeur flotter entre les sommets. Toutes les auberges disposent de bains alimentés directement par une source chaude. Totsukawa onsen est l’une des stations thermales les plus difficiles d’accès du Japon, mais les amateurs de sources chaudes n’hésitent pas à faire le voyage pour bénéficier des propriétés remarquables de ses eaux alcalinisantes riches en bicarbonate de sodium.

Totsukawa onsen

La séléction des stations thermales du professeur Onsen [3]

9. Tawarayama onsen (Nagato, Yamaguchi)

Tawarayama onsen a l’apparence typique des stations thermales spécialisées dans les cures de longue durée. La rue principale est bordée d’auberges en bois à un ou deux étages dont aucune ne dispose de sources chaudes à titre privé. Les visiteurs vont se baigner dans les deux bains publics de Tawarayama et c’est pourquoi on les voit déambuler dans les rues pavées du village en yukata et en geta (socques de bois). Les eaux alcalines de la station sont réputées pour leurs propriétés antioxydantes et leur efficacité contre les rhumatismes.

La station Tawarayama onsen (Photographie avec l’aimable autorisation de Tawarayama Onsen S.N.C.)

10. Beppu onsen (Beppu, Ôita)

Le nom de Beppu est à lui seul synonyme de onsen dans la mesure où cette station thermale compte pas moins de 2 846 sources chaudes, un chiffre record pour le Japon. Chacune de ces sources a ses particularités tant du point de vue du cadre où elle jaillit que de la qualité de ses eaux. Certaines sont remarquables par leur beauté spectaculaire – notamment les « huit enfers » où il est impossible de se baigner en raison de la température extrêmement élevée de l’eau – et d’autres par leurs propriétés thérapeutiques. Beppu est également célèbre pour ses petits bains municipaux situés à proximité de la gare. C’est l’endroit idéal pour tous ceux qui ont envie de découvrir les multiples facettes des sources chaudes japonaises dans un contexte urbain.

Le bain municipal Takegawara Onsen (Photographie avec l’aimable autorisation du Service tourisme de la Ville de Beppu)

11. Nagayu onsen (Taketa, Ôita)

Nagayu onsen est réputée non seulement pour ses eaux thermales hautement acides mais aussi pour les propriétés médicinales de son eau minérale gazeuse buvable. Les sources de Nagayu sont si riches en minéraux que certains n’ont pas hésité à dire qu’elles sont aussi bénéfiques qu’une cure de légumes. Les bains des établissement thermaux de la station sont tous directement alimentés par une source. C’est l’un des meilleurs onsen du Japon pour faire une cure thermale dans la plus pure tradition.

Une source de Nagayu onsen (Photographie avec l’aimable autorisation de Maruchô Ryokan)

12. Kurokawa onsen (Minami Oguni, Kumamoto)

Cette station thermale se trouve au pied du versant ouest du mont Kujû, dans l’étroite vallée boisée de la rivière Tanohara. Elle regroupe une trentaine d’auberges et de bains publics. Elle permet de se faire une idée de la beauté du Japon de jadis. Les habitants du lieu ont tout fait pour conserver à Kurokawa onsen son cachet de petit village voué à la balnéothérapie, niché en pleine nature. Ils ont ainsi réussi à attirer une clientèle d’amateurs de onsen qui viennent non seulement du Japon mais aussi du monde entier.

Un bain en plein air de l’auberge Yamamizuki (Photographie avec l’aimable autorisation de Yamamizuki)

(D’après un texte en japonais du 5 mars 2015. Photo de titre : le bain en plein air de Takayu onsen. Avec l’aimable autorisation de l’Office de tourisme de Takayu onsen)

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