Un paradis à Fukushima : la beauté intemporelle du pavillon Shiramizu Amida-dô
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Un édifice à la mémoire d’un seigneur féodal
Le pavillon de prières bouddhique Shiramizu Amida-dô est l’une des plus anciennes structures de l’est du Japon. Désigné Trésor national, elle se dresse dans l’enceinte du temple Ganjô-ji, à l’extrême sud de la préfecture de Fukushima. La salle a été érigée en 1160 par la veuve Tokuhime, à la mémoire de son feu époux, le seigneur féodal local Iwaki Norimichi.
Les murs de la salle de prières arboraient autrefois des peintures représentant des fleurs aux couleurs vives s’épanouissant au paradis. S’il ne reste aujourd’hui de ces fresques que de pâles contours, l’icône bouddhique principale de la triade Amida, désignée Propriété culturelle importante, occupe largement l’espace depuis des temps immémoriaux. Associée à l’étang d’Aji, qui entoure le site au sud, à l’est et à l’ouest, le pavillon constitue un jardin de la Terre Pure représentant un paradis terrestre. Conçu dans le style en vogue à l’époque au sein l’aristocratie kyotoïte aux alentours de l’époque Heian (794-1185), ce jardin surprend de nombreux visiteurs. Difficile de croire qu’une telle merveille a vu le jour si loin de l’ancienne capitale impériale.

Après avoir été désigné Trésor national en 1952, le revêtement du toit de la salle Amida-dô a été remplacé par de fines couches de bois kokerabuki, le même matériel utilisé lors de la construction de l’édifice. (Nippon.com)

Ce pont représente le passage du monde ordinaire à la Terre Pure. (Nippon.com)

Les collines se dressant derrière le temple sont un exemple de mise en œuvre de la technique de « paysage emprunté » shakkei. (Nippon.com)
La région du Tôhoku abrite également le Chûson-ji, célèbre pour la pavillon Konjiki-dô, et le Môtsû-ji. Sur place, les visiteurs peuvent se délecter du spectacle du magnifique jardin de la Terre Pure. Ces deux célèbres temples datant du XIIe siècle, situés dans la préfecture d’Iwate, sont reconnus par le Japon pour leur valeur culturelle et historique. Ces édifices font partie du patrimoine mondial de Hiraizumi, autrefois un centre régional important. Le pavillon Konjiki-dô, érigée par le père de Tokuhime, le seigneur local Fujiwara no Kiyohira, est le plus ancien édifice de la région. L’Amida-dô, que Tokuhime a érigé à la mémoire de son feu époux, a probablement été inspiré par les techniques de construction et l’aménagement du jardin de sa ville natale, Hiraizumi.
Changeant au gré des saisons, le jardin est un oasis d’eau et de végétation luxuriante qui rafraîchit l’esprit de tous ceux s’y attardent.

Un champ de lotus en pleine floraison au cœur de l’été. (Avec l’aimable autorisation du temple Ganjô-ji)

Les couleurs de l’automne se reflètent sur la surface de l’étang d’Aji. (Avec l’aimable autorisation du temple Ganjô-ji)

Le jardin de la Terre Pure restauré dans les années 1970 est désigné Site historique national. (Avec l’aimable autorisation du temple Ganjô-ji)
Shiramizu Amida-dô (Ganjô-ji)
- Adresse : 221 Hirohata, Uchigô-Shiramizu-machi, Iwaki-shi, Fukushima-ken
- Horaires : de 9 h à 16 h 15 (jusqu’à 15 h 45 de janvier à mars). Dernière entrée 30 minutes avant la fermeture
- Fermetures : jours fériés nationaux des équinoxes de printemps et d’automne ; du 12 au 18 août ; du 20 au 31 décembre ; et fermetures temporaires occasionnelles
- Tarifs : 500 yens pour les adultes ; 300 yens pour les élèves du primaire
- Site officiel : http://shiramizu-amidado.org/ (en japonais)
(Reportage, texte et photos par Nippon.com. Photo de titre : Shiramizu Amida-dô. Nippon.com)