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En visite à Nagasaki, une destination incontournable en 2026 selon le New York Times

Tourisme

Nagasaki, qui abrite deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, est l’une des « 52 destinations de l’année 2026 » selon le quotidien américain New York Times. Voici quelques lieux importants à visiter.

La mémoire éternelle de la bombe atomique

Nagasaki a été élue comme l’une des « 52 destinations de l’année 2026 » du New York Times. Le journal américain fait remarquer que « contrairement à Hiroshima qui a été oblitérée, le centre urbain de Nagasaki a été épargné quand la seconde bombe atomique américaine a raté sa cible « et rajoute comment « dans un monde où la menace de prolifération nucléaire ne fait que s’aggraver, les visiteurs gagneraient à visiter ce lieu ».

Il est impossible de visiter Nagasaki sans affronter la tragédie du 9 août 1945. Le Musée de la bombe atomique de Nagasaki recrée la tranquillité et le quotidien de la ville avant le bombardement pour ensuite montrer les ravages qui ont suivi. Les textes explicatifs sont disponibles en 11 langues, dont le français.

Une horloge arrêtée à 11 h 02, l’instant où la bombe atomique explose au-dessus de la ville.(© Gouvernement municipal de Nagasaki)
Une horloge arrêtée à 11 h 02, l’instant où la bombe atomique explose au-dessus de la ville.(© Gouvernement municipal de Nagasaki)

La reconstruction d’un des murs de la cathédrale d’Urakami, détruite dans l’explosion. (© Gouvernement municipal de Nagasaki)
La reconstruction d’un des murs de la cathédrale d’Urakami, détruite dans l’explosion. (© Gouvernement municipal de Nagasaki)

Le site Internet de la municipalité de Nagasaki propose des parcours pour découvrir les vestiges du bombardement atomique, un témoignage silencieux de la tragédie.

L’un des deux anciens clochers de la cathédrale d’Urakami. Ils ont été détruits lors du bombardement, le clocher nord dégringolant la colline vers une rivière proche. Construit en béton armé, le clocher faisait 5,5 mètres de diamètre et pesait environ 50 tonnes. (© Pixta)
L’un des deux anciens clochers de la cathédrale d’Urakami. Ils ont été détruits lors du bombardement, le clocher nord dégringolant la colline vers une rivière proche. Construit en béton armé, le clocher faisait 5,5 mètres de diamètre et pesait environ 50 tonnes. (© Pixta)

L’ancienne école primaire de Shiroyama, qui fait partie des vestiges historiques du bombardement de Nagasaki, se trouvait sur une colline à 500 mètres de l’épicentre et plus de 1 400 élèves et enseignants y ont péri. Une partie du bâtiment principal a été conservée et réparée, et depuis 1991 il abrite le mémorial de la paix de l’école primaire de Shiroyama. On y trouve une exposition de photos prises immédiatement après l’explosion ainsi que divers objets. (© Gouvernement municipal de Nagasaki)
L’ancienne école primaire de Shiroyama, qui fait partie des vestiges historiques du bombardement de Nagasaki, se trouvait sur une colline à 500 mètres de l’épicentre et plus de 1 400 élèves et enseignants y ont péri. Une partie du bâtiment principal a été conservée et réparée, et depuis 1991 il abrite le mémorial de la paix de l’école primaire de Shiroyama. On y trouve une exposition de photos prises immédiatement après l’explosion ainsi que divers objets. (© Gouvernement municipal de Nagasaki)

Des friandises régionales

Maruyama, au cœur de Nagasaki, a longtemps été l’un des principaux quartiers de divertissement du Japon, comparable au quartier des plaisirs de Yoshiwara, à Edo (l’actuelle Tokyo) et celui de Shimabara, à Kyoto. Le grand camphrier du temple Daitoku-ji, sur la colline surplombant le quartier, est réputé pour être le plus grand arbre de Nagasaki. Âgé de plus de 800 ans, la circonférence de ses racines est supérieure à 23 mètres. Ses branches sont tellement vigoureuses, malgré son âge, qu’on les croirait capables d’écraser les structures aux alentours.

Le grand camphrier du temple Daitoku-ji, sur le point d’écraser le toit d’une maison. (Avec l’aimable autorisation de Saitô Takashi)
Le grand camphrier du temple Daitoku-ji, sur le point d’écraser le toit d’une maison. (Avec l’aimable autorisation de Saitô Takashi)

Quand on parle de Nagasaki, beaucoup de gens pensent immédiatement au castella, un gâteau qui symbolise la culture venue d’Europe au début des échanges avec le Japon. L’article du New York Times fait référence à Fukusaya, une pâtisserie à quelques minutes de marche du grand camphrier du Daitoku-ji. Établie en 1624, elle revendique plus de quatre siècles d’histoire. Avec sa texture moelleuse et onctueuse et sa saveur délicate, le castella à la saveur délicate allie les goûts japonais aux goûts occidentaux.

Le castella de Fukusaya (Nippon.com)
Le castella de Fukusaya (Nippon.com)

Et quoi de mieux que de goûter au célèbre « milkshake » de Nagasaki lors d’une petite pause après avoir trop marché ! Cette spécialité est plus proche d’un dessert glacé que d’un lait frappé. Le New York Times parle de celle du café Fujio, mais c’est Tsuruchan, le tout premier café de l’île de Kyûshû, qui l’a lancée. C’est en ajoutant de la glace pilée au lait frappé qu’ils ont créé cette gourmandise si rafraîchissante par les chaleurs torrides de l’été. Beaucoup les ont imités et on la retrouve maintenant un peu partout au Japon sous le nom de « milkshake à la cuillère ». La recette de base consiste de lait condensé, d’œufs, et de lait, mais chaque établissement crée sa propre variante en ajustant les quantités. Faire le tour des cafés à la découverte de toutes les variétés n’est pas désagréable.

(PhotoAC)
(PhotoAC)

Dans la préfecture de Nagasaki se trouve des lieux inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Les emplacements sont assez éparpillés mais il existe un endroit à Nagasaki même où il est possible d’en admirer deux.

Glover Garden (l’ancienne résidence Glover), qui fait partie de l’ensemble désigné comme « Sites de la révolution industrielle Meiji », et, à seulement 150 mètres de distance, l’église d’Ôura, qui appartient à l’ensemble des « Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki ».

L’église d’Ôura (Jiji)
L’église d’Ôura (Jiji)

Glover Garden (avec l’aimable autorisation de l’Office de tourisme de la préfecture de Nagasaki)
Glover Garden (avec l’aimable autorisation de l’Office de tourisme de la préfecture de Nagasaki)

Pour visiter la ville, le meilleur moyen est de prendre le tramway. Les tickets sont au prix unique de 150 yens, et un forfait journalier de 600 yens permet des voyages illimités et donne la possibilité d’embarquer et de débarquer librement.

Un tramway à Nagasaki (© Gouvernement municipal de Nagasaki)
Un tramway à Nagasaki (© Gouvernement municipal de Nagasaki)

Le New York Times publie sa liste annuelle d’endroits à visiter à travers le monde depuis 2005. Les villes de Morioka et Fukuoka étaient inclues dans la liste de 2024, et Toyama et Osaka dans celle de 2025.

Données utilisées

(Photo de titre : la statue de la paix, au Parc de la paix de Nagasaki. Jiji)

tourisme Nagasaki christianisme bombe atomique Seconde Guerre mondiale