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L’évolution des prix fonciers au Japon : Ginza reste le quartier le plus cher

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Le terrain situé devant la papeterie Kyûkyodô, dans le quartier de Ginza au cœur de Tokyo, est évalué comme coûtant près de 53,4 millions de yens par mètre carré (290 000 euros). Il conserve ainsi son statut de terrain le plus cher du Japon, et ce depuis plus de quarante ans. Ailleurs dans le pays, les plus fortes hausses concernent principalement les stations de ski prisées des touristes internationaux.

Une carte postale à prix d’or !

Le 1er juillet, l’Agence nationale des impôts a publié les prix des terrains situés en bordure des routes pour 2026 (valeurs au premier janvier), qui servent de référence pour le calcul des droits de succession et des taxes sur les donations. À l’échelle nationale, la valeur moyenne des terrains standards (comprenant les zones résidentielles et commerciales) a progressé de 2,9 % sur un an, enregistrant ainsi une cinquième hausse annuelle consécutive. Cette évolution s’expliquerait par une demande accrue de logements, principalement dans les zones urbaines, ainsi que par le développement croissant de complexes touristiques destinés aux visiteurs étrangers.

Le prix au mètre carré le plus élevé du pays a une nouvelle fois été enregistré devant la papeterie Kyûkyodô, située dans le quartier 5-chôme de Ginza, dans l’arrondissement de Chûô, à Tokyo. Évalué à 53,4 millions de yens le mètre carré (290 000 euros), il affiche une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit également de la 41e année consécutive où cet emplacement occupe la première place du classement national.

Pour rester dans le domaine de la papeterie : une parcelle de la taille d’une simple carte postale située à cet endroit vaudrait la somme modique de 790 000 yens (4 300 euros) !

Prix des terrains en bordure de route à Ginza Kyûkyodô (2018-2026)

Le tourisme international fait grimper les prix

Selon les données recueillies par les bureaux fiscaux régionaux à travers le pays, les trois endroits ayant connu les plus fortes progressions des prix fonciers sont Hakuba (32,7 %) et la source thermale de Nozawa (31,3 %), dans la préfecture de Nagano, ainsi que Furano (28,0 %), à Hokkaidô. Tous trois sont des domaines skiables très appréciés. Ces dernières années, de nombreux skieurs et snowboardeurs étrangers se rendent au Japon en quête d’une neige poudreuse de qualité exceptionnelle.

La quatrième plus forte hausse concerne Kaminarimon-dôri, à Asakusa (Tokyo). Cette rue est l’un des sites touristiques les plus connus auprès des visiteurs étrangers. L’essor du tourisme entrant a entraîné l’ouverture de nombreux hôtels ainsi que le développement de nouvelles installations commerciales, contribuant à son tour à la hausse des prix des terrains.

Prix des terrains en bordure de route à Kaminarimon (2018-2026)

La zone de la porte Kaminarimon à Asakusa (PhotoAC)
La zone de la porte Kaminarimon à Asakusa (PhotoAC)

En ce qui concerne les capitales préfectorales, les cinq villes affichant les prix fonciers les plus élevés sont Tokyo, Osaka, Yokohama, Nagoya et Fukuoka, toutes de grandes métropoles. À l’inverse, Akita, Yamaguchi, Matsue (Shimane), Tottori et Maebashi (Gunma) figurent parmi les cinq villes aux prix les plus bas. Toutes sont situées loin des principaux centres urbains du pays.

Avec une hausse de 17 %, Saga est la préfecture où les prix des terrains en bordure de route ont le plus fortement progressé, suivie de Morioka (Iwate), avec une augmentation de 13 %. Ces hausses seraient liées aux projets de réaménagement des zones environnantes.

Prix des terrains en bordure de route les plus élevés et les plus faibles dans les capitales préfectorales

Données utilisées

(Photo de titre : devant la papeterie Kyûkyodô à Ginza, Tokyo. Jiji)

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