Dossier spécial Allons voir les festivals japonais !
Gion matsuri et l’hospitalité légendaire des Kyotoïtes
[03.10.2013] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | ESPAÑOL | العربية | Русский |

Du premier au dernier jour de juillet, la ville millénaire de Kyoto se pare aux couleurs de « Gion Matsuri », le festival de Gion. Ce sont évidemment les temps forts du « yoiyama », du 14 au 16, et la procession des « yama-hoko » le 17 qui attirent le plus de monde. L’esprit de l’hospitalité des citoyens de Kyoto, qui allaient jusqu’à importer des objets précieux de l’étranger pour décorer leurs chars, a toujours soutenu ce festival traditionnel, le plus important de tous les matsuri d’été du Japon.

L’avenue Shijô-dôri, le soir du 16 juillet lors de la parade de Yoiyama. Les lanternes komagata illuminent le crépuscule. De nombreux touristes étrangers assistent à l’événement.

Gion matsuri au son des « hayashi »

Kon kon chikichin ! Kon chikichin !

La musique des ensembles traditionnels appelés hayashi résonne dans toute la ville le soir du yoiyama. Les voix des petits vendeurs de chimaki, papillotes de riz glutineux fourré cuites à la vapeur dans une feuille de bambou semblent les accompagner. Comptées à partir de la procession du 17 juillet, les trois soirées précédentes sont appelées Yoiyama (Fête de la veille) le 16, Yoi-yoiyama (Fête de l’avant-veille) le 15, et Yoi-yoi-yoiyama (Fête de l’avant-avant-veille) le 14.

Un Gion-bayashi directement dans un char décoré yama-hoko. Les membres du hayashi ont longuement répété pour cette occasion.

L’avenue Shijô-dôri, l’artère principale de Kyoto, avec ses grands magasins qui se suivent les uns après les autres, change totalement de visage pendant le Gion matsuri, quand passe le Naginatahoko (char de long sabre) de 25 mètres de haut et les autres chars somptueusement décorés qui le suivent. Les principaux de ces chars, appelés yama-hoko, défilent aussi dans le sens nord-sud, sur la rue Muromachi-dôri et la rue Shinmachi-dôri, chaque quartier des alentours vendant ses spécialités à l’occasion et pendant toute la durée du festival.

Vue de l’avenue Shinmachi-dôri en pleine effervescence. À gauche, le yama-hoko que l’on aperçoit tout au fond est le fameux char de Minami-Kannonyama. À droite, un stand où chacun achète des tenugui (petites serviettes rectangulaires), uchiwa (éventail non-pliable), amulettes porte-bonheur à l’effigie de chaque quartier.

À l’approche du soir, les lanternes s’éclairent sur les chars décorés. Toutes les rues, réservées aux piétons pour l’occasion, s’emplissent de spectateurs en yukata (kimono léger). Puis, à 22 heures, les hayashi de chaque quartier défilent au son du hiyori-kagura, musique toute spéciale pour avoir beau temps le grand jour du 17. Les spectateurs flânent au son des musiques qui se superposent en une mixture sonore très festive.

Tous les orchestres de quartier se dirigent à l’otabisho où les mikoshi (sanctuaires portatifs) seront posés jusqu’au 24 juillet, le jour de leur retour au sanctuaire de Yasaka.

  • [03.10.2013]
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