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Le patrimoine culturel immatériel de l’humanité répertorié au Japon par l’Unesco

Culture

La liste du patrimoine culturel immatériel établie par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) recense aujourd’hui 21 éléments pour le Japon.

En novembre 2018, le Raihô-shin, les visites rituelles de divinités masquées et costumées ont été ajoutées à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité pour le Japon. Prises collectivement, elles constituent le vingt-et-unième élément japonais enregistré, après l’ajout des festivals de chars en 2016.

Le théâtre Nôgaku (inscrit en 2008)

Inclut deux genres de théâtre : des mouvements de danse nô basés sur des contes et la comédie kyôgen. Il a exercé une influence considérable sur des formes plus tardives de théâtre comme le bunraku et le kabuki.

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Le théâtre de marionnettes Bunraku (2008)

Théâtre de marionnettes accompagné d’un récit chanté et de musique de shamisen, un instrument de musique traditionnel à cordes. Chacune des marionnettes est manipulée par trois personnes, ce qui donne à leurs mouvements l’aspect réaliste qui les caractérise.

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Marionnette bunraku (avec l’aimable autorisation d’Ôsawa Hisayoshi)

Le Kabuki (2008)

Ce genre théâtral particulièrement populaire à l’époque d’Edo (1603-1868) s’est perpétué jusqu’à nos jours. Il met en scène des histoires inspirées de légendes, faits historiques et autres thèmes, ainsi que des représentations de suicides amoureux qui ont réellement eu lieu.

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Le Gagaku (2009)

Une combinaison de danses traditionnelles japonaises et de danses provenant de la Chine et de la péninsule coréenne, accompagnées de chants. Ces danses, qui se sont principalement transmises au sein de la cour impériale japonaise, sont exécutées lors de fêtes et de cérémonies célébrées à la cour.

L’Ojiya-chijimi, Echigo-jôfu (2009)

Techniques de tissage de fibres de ramie utilisée dans la région d’Uonuma, préfecture de Niigata. À l’époque d’Edo, le tissu servait aussi au paiement de l’impôt dû au shogunat.

L’Oku-noto no Aenokoto (2009)

Rituel agricole originaire de la préfecture d’Ishikawa, au cours duquel des prières sont adressées tous les vendredis avant le début des plantations à la divinité des rizières pour lui demander une bonne récolte, puis, en décembre, après la moisson, pour l’en remercier. Au cours des rituels, les riziculteurs se comportent comme si la divinité était réellement présente.

Le Kagura de Hayachine (2009)

Suite de danses masquées originaires de Hanamaki, dans la préfecture d’Iwate, créées par des prêtres montagnards qui vénéraient le mont Hayashine comme une divinité. Les danses sont exécutées lors d’un festival qui se tient le 1er août au sanctuaire de Hayashine.

Un danseur masqué bondit en l’air lors de la présentation d’une pièce de Kagura de Hayachine (avec l’aimable autorisation de l’Association pour le tourisme de la préfecture d’Iwate).

L'Akiu no Taue Odori (2009)

Danse de Sendai, dans la préfecture de Miyagi, qui simule le repiquage du riz et sert de prière pour une récolte abondante l’année de son exécution. Cette danse, qui constituait à l’origine une célébration du Nouvel An liée au cycle lunaire, est aujourd’hui exécutée à l’occasion de festivals donnés dans les temples et les sanctuaires.

Le Chakkirako (2009)

Festival de prières en vue de s’assurer de bonnes prises, des récoltes abondantes et la réussite dans les affaires. Célébré le 15 janvier à Miura, dans la préfecture de Kanagawa, il consiste en une danse rituelle exécutée par des jeunes filles équipées d’éventails et de lamelles de bambou décorées de bandes de papier coloré et de cloches.

Le Dainichidô Bugaku (2009)

Danse bugaku pratiquée le second jour de la nouvelle année à Dainichidô, sanctuaire Ôhirumemuchi de Kazuno, dans la préfecture d’Akita, afin de prier pour des récoltes sensationnelles et une bonne santé. Les anciens de quatre communautés continuent de transmettre cette danse aux jeunes générations.

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Le Daimokutate (2009)

Rituel célébré le 12 octobre lors du festival d’automne du sanctuaire Yahashira de Nara, dans la préfecture du même nom. L’un après l’autre, les participants récitent des paroles des chefs militaires des clans Genji et Heike, en adoptant une intonation très particulière. La célébration du rituel est principalement confiée à de jeunes hommes recrutés de fraîche date.

La danse traditionnelle Ainu (2009)

Suite de danses transmises au sein des Ainu de Hokkaidô. Outre les danses rituelles à fort caractère cérémoniel, sont aussi présentées des danses divertissantes et improvisées.

Le Kumiudori (2010)

Cette danse a été en usage au royaume de Ryûkyû du XIVe au XIXe siècle pour accueillir les délégations de la Chine impériale. Aujourd’hui, le Théâtre national d’Okinawa perpétue cette tradition et organise des spectacles.

Le Yûki-tsumugi (2010)

Tissage de la soie originaire principalement des environs de Yûki, préfecture d’Ibaraki, et d’Oyama, préfecture de Tochigi, deux régions qui ont une longue histoire de prospérité dans le secteur de la soierie. À l’époque de Nara (710-794), ces soieries servaient de moyen de paiement pour les impôts dus à la cour impériale.

Le Mibu no Hana Taue (2011)

Rituel célébré le premier dimanche du mois de juin à Kita-Hiroshima, dans la préfecture de Hiroshima, en vue d’obtenir de bonnes récoltes. Des bœufs ornés de belles selles labourent les champs tandis que des jeunes filles alignées en rang procèdent au repiquage du riz.

Bœufs en train de labourer lors du rituel de repiquage du riz Mibu no Hana Taue (avec l’aimable autorisation de la préfecture de Hiroshima).

Le Sada Shin Nô (2011)

Suite de danses purificatoires shintô présentées à titre d’offrande lors du festival Gozakae du sanctuaire de Sada, célébré le 25 septembre à Kashima, dans la préfecture de Shimane. Elles ont influencé les danses régionales kagura pratiquées sur l’ensemble du territoire japonais.

Le Nachi no Dengaku (2012)

Cet art shintô du spectacle dédié aux divinités lors de la fête du feu de Nachi est représenté tous les ans le 14 juillet au sanctuaire de Kumano-Nachi, situé à Nachi-Katsuura, dans la préfecture de Wakayama. Le sanctuaire fait partie des sites sacrés et chemins de pèlerinage des monts Kii inscrits au patrimoine mondial, et le Nachi no Dengaku a plus de 600 ans d’histoire derrière lui.

Le Washoku (2013)

Traditions gastronomiques remarquables par la fraîcheur et la variété des ingrédients, la présentation, conçue pour évoquer la beauté de la nature, et l’excellence de l’équilibre nutritionnel. Cet art culinaire est étroitement lié à des événements annuels tels que les fêtes du Nouvel An, du repiquage du riz et des moissons.
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Le Washi (2014)

Papier traditionnel fait à la main, dont il existe trois variétés : le Hosokawa-shi de la préfecture de Saitama, le Hon-Mino-shi de la préfecture de Gifu et le Sekishû-banshi de la préfecture de Shimane. Tous ces types de washi sont fabriqués en ayant recours à des techniques artisanales traditionnelles datant du VIIIe siècle, et les méthodes anciennes de production, telles que l’utilisation des fibres du mûrier à papier, sont toujours protégées.
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Les festivals de chars (2016)

On compte au Japon 33 festivals, dans 18 préfectures, proposant des défilés de chars décoratifs, parmi lesquels on peut citer les chars yamahoko du festival Gion de Kyoto et le Hakata Gion yamakasa. Les chars, qui transportent des divinités, servent à prier pour la sécurité de la communauté, la protection contre le mal et l’obtention de bonnes récoltes.
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Le festival de chars Hakata Gion yamakasa (avec l’aimable autorisation de Kusano Seiichirô)

Le Raihô-shin (2018)

Visites rituelles de divinités masquées et costumées, telles qu’elles sont représentées lors de 10 événements célébrés dans 8 préfectures, dont le Namahage d’Oga (préfecture d’Akita) et le Boze de l’île Akuseki-jima (préfecture de Kagoshima). Des divinités masquées effectuent des visites à domicile à certains moments de l’année comme le Nouvel An pour prévenir les gens contre l’oisiveté et prier pour leur bonne santé et leur sécurité.
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(Photo de titre : Les divinités masquées Namahage effectuent des visites à domicile la veille du Nouvel An. Jiji Press)

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