Neuf événements de l’hiver 2025-2026 au Japon
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Exposition spéciale du Nouvel An « Pony Tales : Célébration de l’année du Cheval » au Musée national de Kyoto (du 16 décembre au 25 janvier)
En 2026, le Japon entre dans l’année du Cheval. Cette exposition réunit des œuvres et objets culturels inspirés par cet animal autrefois essentiel au quotidien, qu’il s’agisse du travail des champs, du transport des marchandises ou de la monte.

Paire de figurines funéraires de chevaux à glaçure tricolore. Les céramiques sancai, à la glaçure tricolore de la dynastie Tang, étaient destinées aux tombes de l’élite chinoise entre la seconde moitié du VIIe siècle et le milieu du VIIIe siècle, période de plein essor de la dynastie. Elles ont profondément influencé la culture céramique japonaise. (© Musée national de Kyoto)

Un kosode (kimono ancien) décoré de la course rituelle de chevaux de Kamo. Cet habit de l’époque d’Edo (16043-1868), conçu selon la technique de teinture yûzen, représente le rituel équestre Kurabe-uma du sanctuaire Kamigamo de Kyoto. (© Musée national de Kyoto)
Site officiel : https://www.kyohaku.go.jp/eng/exhibitions/feature/b/2025_horse/
Répétition spectaculaire au Chion-in de Kyoto (27 décembre)
À l’approche de minuit le soir du Nouvel An, les cloches des temples résonnent à travers tout le pays pour marquer la fin d’une année et le début de la suivante. Elles sonnent 108 fois selon le rituel bouddhique du joya no kane, censé purifier autant de passions humaines.
Au temple Chion-in de Kyoto, une répétition se tient chaque année le 27 décembre. Un prêtre dirige un immense marteau de bois de 4,5 mètres et 350 kilos, tandis que seize autres prêtres l’aident avec des cordes. Le prêtre qui dirige la manœuvre s’allonge en arrière lorsqu’il tire pour frapper la cloche. Le son se propage immédiatement après cette scène impressionnante.

La cloche du temple Chion-in (Jiji)
Site officiel : https://www.chion-in.or.jp/en/
Parade des renards d’Ôji (31 décembre)
Selon la légende, les renards venaient de tout le pays se rassembler sous un grand arbre près du sanctuaire Ôji Inari la veille du Nouvel An, où ils se paraient avant de rendre visite au sanctuaire. Le peintre Utagawa Hiroshige a immortalisé cette scène.
Inspirés par cet artiste, des habitants ont lancé en 1993 une parade vers ce sanctuaire situé dans l’arrondissement de Kita, à Tokyo. L’événement a pris de l’ampleur au fil des ans, et la procession, où les participants portent un maquillage de renard et des lanternes, est aujourd’hui très populaire auprès des visiteurs étrangers.

Enfants participant à la parade des renards (AFP/Jiji)

Ôji shôzoku enoki Ômisoka no kitsunebi (« Feux de renard du Nouvel An sous l’arbre des métamorphoses à Ôji »), issu des « Cent vues célèbres d’Edo » par Utagawa Hiroshige. (Bibliothèque de la Diète nationale)
Premier lever de soleil depuis Shibuya Sky : 1er janvier
Chaque année, un nombre limité de billets permet d’assister au premier lever de soleil depuis Shibuya Sky, la plateforme d’observation à ciel ouvert perchée à 229 mètres au cœur de Tokyo. Un prêtre du sanctuaire voisin Konnô Hachiman-gû prononce également une prière du Nouvel An.

Premier lever de soleil vu depuis Shibuya Sky (© Jiji)
Festival Tôka Ebisu au sanctuaire Imamiya Ebisu, à Osaka (du 9 au 11 janvier)
Ce festival est consacré à Ebisu, divinité de la bonne fortune. Les foules se rassemblent au sanctuaire Imamiya Ebisu pour recevoir du bambou porte-bonheur, fukuzasa, tandis que des chants promettent la prospérité commerciale. Les visiteurs peuvent aussi acheter des objets porte-bonheur à accrocher à leur bambou.

Des femmes coiffées de chapeaux traditionnels distribuent les fukuzasa. (Jiji)
Site officiel : https://www.imamiya-ebisu.jp/english
Uso-kae, l’échange des bouvreuils au sanctuaire Kameido Tenjin, à Tokyo (24-25 janvier)
Ce rituel joue sur la double signification du mot uso en japonais, qui peut vouloir dire « mensonge » ou « bouvreuil ». Les participants échangent symboliquement les malheurs de l’année écoulée sous forme de figurines de bouvreuils, transformant ainsi ces événements malheureux en mensonges, et prient pour un début d’année favorable. Des figurines en bois sont vendues exclusivement à cette occasion.
(Des uso-kae ont lieu dans d’autres sanctuaires Tenjin, parfois à des dates différentes, alors les visiteurs devraient vérifier avant de s’y rendre.)

Préparation des figurines de bouvreuil au sanctuaire Kameido Tenjin, quasiment identiques à celles de l’époque d’Edo. (Jiji)
Festival des lanternes de Nagasaki (du 6 au 23 février)
Organisé autour du Nouvel An chinois, ce festival a débuté modestement dans le quartier chinois de Nagasaki en 1987. Il est devenu aujourd’hui une grande tradition hivernale, illuminant la ville grâce à 15 000 lanternes et installations colorées.

Le lieu principal de l’événement est le parc Minato. (© Association touristique de la préfecture de Nagasaki)
Festival du chemin des lumières d’Otaru (du 7 au 14 février)
Lancé en 1999 par les habitants d’Otaru, à Hokkaidô. Des lanternes de neige éclairent le parcours principal, tandis que des boules de verre autrefois utilisées pour la pêche au hareng flottent sur le canal avec des bougies, diffusant une lueur douce.

Le canal illuminé lors du festival (© Photothèque d’Otaru)
Festival Kasedori (11 février)
Ce festival singulier, destiné à prier pour de bonnes récoltes et la prévention des incendies, existe depuis 400 ans à Kaminoyama, dans la préfecture de Yamagata. Les participants, vêtus de capes de paille, sautillent, poussent des cris d’oiseaux et aspergent les spectateurs d’eau. Un choix étonnant en plein hiver, mais l’ambiance est joyeuse des deux côtés.

Le festival Kasedori (© Stay Yamagata)
(Photo de titre : le portique du sanctuaire Ôarai Isosaki, sur la côte rocheuse de la préfecture d’Ibaraki, est réputé comme un endroit où l’on vient chercher de la vitalité. Chaque début d’année, un prêtre vient prier sur les rochers au lever du soleil. Pixta)