La secte Moon se voit infliger une amende pour ne pas avoir répondu aux questions du gouvernement

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Le ministère de l’Éducation japonais a décidé d’infliger une amende à la secte Moon (aussi appelé Église de l’Unification) pour ne pas avoir répondu aux questions posées par le gouvernement. Ce dernier demandera au tribunal du district de Tokyo de faire payer l’organisation religieuse.

En novembre dernier, l’exécutif avait exercé son « droit à poser des questions », car la secte Moon est fortement soupçonnée de manipuler ses adeptes et leur soutirer des sommes importantes à travers la vente d’« objets spirituels », en jouant sur leurs faiblesses et leurs peurs, ce qui altère leur jugement.

Le groupe d’origine sud-coréenne est sous le feu des projecteurs depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre Abe Shinzô en juillet de l’année dernière, où l’homme qui l’a abattu avait expliqué son acte par du ressentiment envers la secte, qui avait ruiné sa famille, et à laquelle il pensait Abe Shinzô lié.

Le « droit à poser des questions » a été ajouté à la Loi sur les associations religieuses en 1996, après les actes meurtriers de la secte Aum, dont l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo l’année précédente.

La secte Moon n’avait répondu qu’à 20 % du questionnaire que lui avait présenté le gouvernement.

Nagaoka Keiko, la ministre de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie.
Nagaoka Keiko, la ministre de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie.

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