La famille impériale dans l’embarras
En août 2018, le problème de dettes de la famille de Komuro Kei n’était toujours pas réglé. Et le jeune homme est parti pour un séjour d’études de droit de trois ans à l’Université Fordham de New York, afin de pouvoir exercer la profession d’avocat. Il devait toutefois rester en contact étroit avec la princesse Mako, via Internet.
Trois mois plus tard, les parents de la princesse Mako ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle le prince Akishino a dit ce qui suit. « Comme vous le savez, il n’y a pratiquement pas de semaine sans que les revues et les périodiques publient des articles sur Komuro Kei. Nous avons des contacts épisodiques avec lui une fois tous les deux ou trois mois. S’ils ont tous les deux encore l’intention de se marier, il faut trouver une réponse appropriée. Etant donné qu’il n’y a pas encore eu de fiançailles officielles, je m’abstiendrai de tout commentaire à propos de sa famille, mais il faut arriver à une solution. Nous ne pouvons célébrer la cérémonie d’engagement que si elle satisfait la majorité des gens. »
La princesse Kiko a précisé sa position en ces termes : « Pour notre famille, cette situation est extrêmement pénible, mais je sais aussi à quel point notre fille ainée Mako est une personne précieuse et irremplaçable pour moi. Mes sentiments vis-à-vis d’elle ne changeront pas et je continuerai de mon mieux à veiller sur elle. »
Le fiancé de la princesse ne fait pas l’unanimité
Deux mois plus tard, en janvier 2019, Komuro Kei a fait paraître une déclaration écrite par le biais de son avocat où l’on pouvait entre autres lire ceci.
« En 2010, ma mère et son ex-fiancé ont décidés de se marier. Il a toutefois rompu avec elle deux ans plus tard. Ma mère a accepté sa décision en dépit de sa brutalité. Elle lui a proposé de lui rembourser ce qu’il avait dépensé pendant le temps de leurs fiançailles, mais il a répondu qu’il n’avait nullement l’intention de lui demander quoi que ce soit. Et tous deux ont reconnu d’un commun accord qu’ils ne se devaient rien l’un à l’autre en termes de soutien ou de compensation et que toutes les questions financières étaient closes. Un an plus tard, en 2013, ma mère a pourtant reçu une lettre de son ex-fiancé lui réclamant le remboursement de ses dépenses durant leur relation. Les médias ont alors largement fait état d’un problème lié à un prêt qui nous a laissés perplexes, ma mère et moi. Nous étions en effet persuadés que cette affaire avait été réglée. Ma mère et moi sommes reconnaissants envers son ex-fiancé pour le soutien financier qu’il lui a apporté et nous sommes prêts à tout faire pour nous entendre avec lui. »
Le communiqué de Komuro Kei a été loin de faire l’unanimité, en particulier sa version des faits à propos de la résolution du problème et du non-remboursement du « soutien financier » dont sa mère a bénéficié. Par conséquent, la majorité des Japonais ne voient pas d’un bon œil ses fiançailles avec la princesse Mako... Pourquoi n’a-t-il pas profité de l’occasion pour rembourser la somme en question et classer l’affaire une fois pour toutes ? Pour beaucoup, il ne s’agit pas d’un litige financier mais d’une question d’honnêteté.
