Komuro Kei fait volte-face et décide de payer une indemnité
Le 12 avril, quatre jours après la publication du document et alors que l’on pensait que l’affaire avait pris un nouveau tournant, l’avocat du soupirant a annoncé que son client était prêt à passer à l’étape suivante en vue d’une réconciliation en versant une indemnité.
Pourtant, Komuro Kei avait indiqué dans sa déclaration à propos d’une éventuelle indemnité :
« Mettre fin aux pourparlers avec le paiement d’une indemnité sans réelle discussion ne résout pas véritablement le problème. De plus, j’ai pensé que si je réglais cette somme, je ne pourrai pas contester la possibilité que ce soit pris comme le remboursement d’une dette, et ce serait alors une grosse méprise.
Nous avons évoqué à plusieurs reprises avec ma mère et son avocat la perspective de soumettre l’idée d’une indemnité comme une solution parmi d’autres au cas où nous nous entendrions mutuellement sur les désaccords du passé, mais comme les discussions avec l’ancien fiancé n’ont pas évolué, nous ne sommes pas parvenus à cette proposition. »
Que s’est-il donc passé pour qu’il change son fusil d’épaule en seulement quatre jours et décide de payer une indemnité malgré les suggestions de la princesse Mako de « reporter » cette option ? Durant ce laps de temps, le téléphone de l’Agence impériale n’a cessé de sonner sous les plaintes des Japonais mécontents des explications de Komuro Kei. Une source raconte :
« Le texte regorgeait de légitimations arrogantes et certaines personnes qui ont estimé que la situation n’évoluera pas de telle manière que beaucoup de gens soient convaincus et favorables comme l’a évoqué l’empereur ont sans doute demandé à ce que M. Komuro et sa défense rendent d’abord l’argent reçu en guise de soutien financier à l’ex-fiancé. On peut penser qu’il s’agit d’une consigne que seule une personne haut placée pouvait donner. »
Certes, les choses ont commencé à bouger avec le communiqué de Komuro Kei mais il reste à savoir si la situation évolue positivement. La confusion n’a jamais été aussi grande.
Décès du prince Philip, fidèle soutien de la reine d’Angleterre
Au lendemain de la parution du « texte Komuro », le prince Philip, époux de la reine Elizabeth II, est mort. Il a secondé sa femme pendant plus de 70 ans mais leur mariage n’avait pas fait l’unanimité à l’époque.
À peine un an après être monté sur le trône, Édouard VIII, l’oncle d’Elizabeth II, abdique à la suite d’un scandale avec une Américaine. Par un caprice du destin, Elizabeth devient à l’âge de 10 ans l’héritière présomptive de la Couronne britannique quand son père, George VI, second fils du roi, succède à son frère.
Le prince Philip servit de guide lors d’une visite de la famille royale à l’école navale de Dartmouth et devint le premier amour de la future reine. Fils du frère du roi Constantin Ier, il fuira, petit, la Grèce avec sa famille à la suite d’un coup d’Etat, pour s’installer plus tard au Royaume-Uni. Il était considéré comme un étranger par les Britanniques et certains membres de la famille royale souhaitaient que la reine épouse un aristocrate anglais.
Avant leur union, Philip se fait naturaliser et abandonne l’église orthodoxe de Grèce pour l’anglicanisme. Le mariage eut lieu huit ans après leur première rencontre.
Il arrivait parfois que le prince Philip devienne l’« atout » de la famille royale britannique dans ses relations avec le Japon. À l’occasion des funérailles officielles de l’empereur Hirohito, un débat sur la responsabilité du souverain japonais s’ouvre en Angleterre, et principalement au sein du Parlement britannique. Les Windsor, qui attachaient de l’importance à leurs liens avec la famille impériale nippone, se creusèrent la tête pour savoir qui envoyer aux obsèques. C’est finalement le prince Philip, « époux de la reine d’Angleterre », qui participa à la cérémonie en qualité de représentant de la reine Elizabeth.
En apprenant la nouvelle du décès du duc d’Édimbourg qui a passé sa vie à servir la reine, je me suis dit qu’il existait de nombreuses rencontres tant dans les familles royales qu’impériales, et que la roue du destin pouvait conduire le sort d’une personne vers des contrées insoupçonnées.
(Photo de titre : la princesse Mako et son fiancé Komuro Kei lors de l’annonce officielle de leurs fiançailles le 3 septembre 2017 au palais Est d’Akasaka à Tokyo. Jiji)

