Des opérations de soutien aux hôpitaux de coopération
Les responsables des divisions maladies infectieuses au sein de sociétés médicales régionales comme Asahara Shingo sont chargés d’assurer la coordination avec les hôpitaux de coopération, pour beaucoup en proie à de nombreuses difficultés.
« Les hôpitaux de coopération ont été créés bien avant l'épidémie actuelle de nouveau coronavirus. Ils existaient déjà à l'époque du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), apparu en 2003. Mais au Japon, en cas de changement de responsable, l’expérience accumulée n’est pas mise à profit. Le gouvernement central délègue les tâches aux préfectures et la gestion dépend entièrement des autorités locales. Si les responsables en haut de l'échelle ne sont pas suffisamment rapides et réactifs et que les acteurs locaux ne vont pas non plus de l’avant, nous n’arriverons à rien. »
La préfecture de Chiba a annoncé qu’elle ne mettra ni en place de protocoles de tests PCR depuis les véhicules ni ne subventionnera les hôtels des villes principales telles que Kashiwa, Funabashi et Chiba pour l’accueil de patients potentiels. La Société des médecins de la préfecture n’a eu donc d’autre choix que de se tourner vers les autorités municipales.
De son côté, la ville de Narita, également dans la préfecture de Chiba, a annoncé l’octroi de 100 millions de yens à chacun des deux hôpitaux de la ville qui accueillent des patients atteints du coronavirus. Dans la préfecture d’Osaka, en plus des subventions et des aides spéciales accordées aux établissements médicaux, des dons privés sont collectés et des cartes Quo Card, utilisables pour une grande variété d’achats, d’une valeur pouvant aller jusqu'à 200 000 yens sont distribuées au personnel de santé. Les préfectures d’Aichi, de Fukuoka et de Kyoto ont également rendu publiques leurs prestations d’aide aux établissements médicaux qui accueillent des patients atteints du coronavirus. Bien qu’aucune de ces mesures ne concerne exclusivement les hôpitaux de coopération, de plus en plus de gouvernements locaux lancent eux-mêmes des initiatives pour les soutenir.
Asahara Shingo s’interroge : « La ville de Funabashi ne pourrait-elle pas bénéficier de ce type d’aide ? Des discussions sont en cours avec le conseil municipal pour savoir jusqu'à quand des services seront spécialement affectés au traitement du coronavirus et le conseil sera capable de renflouer le déficit des établissements concernés. Si les hôpitaux de coopération continuent d’exercer sur la base du volontariat, en cas de deuxième vague de coronavirus, nous ne pourrons les solliciter de la même manière. C’est maintenant, tant que le nombre de nouvelles contaminations est faible, qu’il faut trouver des solutions aux problèmes de ces établissements. »
Si l'état d’urgence a été levé dans tout le pays le 25 mai, les graves problèmes auxquels sont confrontés les hôpitaux de coopération, eux, subsistent. La situation est urgente, et le gouvernement central et les administrations locales doivent ensemble la résoudre le plus rapidement possible.
(Photo de titre : un établissement médical accueillant des patients atteints du coronavirus. Il ne s’agit pas d’un hôpital de coopération. Mainichi Shimbun/Aflo)

