Comparaison Japon/Corée du Sud sur le caractère « drastique » de l’évolution familiale
Tout d'abord, voyons quels sont les traits caractéristiques de l’évolution de la famille au Japon, du point de vue de son caractère « drastique ».
Nous observons ici l’évolution de la famille du point de vue du « taux de natalité »(1), mais également de la fluidité des mariages et de leur mondialisation, à travers « l’évolution des divorces » (2), et « l’évolution des mariages multinationaux » (3).
Nous appelons « caractère drastique » de cette évolution une intégration de la synchronisation des paramètres d’évolution observés (a) [à savoir : les trois paramètres retenus de l’évolution familiale (1), (2) et (3) évoluent-ils de façon concomitante dans un laps de temps significativement court ou indépendamment l’un de l’autre ?], et du degré de l’évolution (b) [est-elle brutale ou douce ?]. Autrement dit, si l’évolution de ces trois paramètres est concomitante et brutale, l’évolution globale sera considérée comme drastique, ou douce dans le cas contraire.
Dans le présent article, considérant que deux phénomènes avaient eu lieu en Corée du Sud avant le Japon, le cas de la Corée du Sud servira de point de comparaison avec celui du Japon :
Premièrement l’évolution de la famille s’est opéré sur un mode plus drastique en Corée du Sud qu’au Japon.
Deuxièmement, une grave crise économique a frappé la Corée du Sud avant celle qu’a connue le Japon. Les mesures qui ont été mises en place dans ce contexte peuvent suggérer de nombreux indices pour analyser le cas du Japon.
Les graphiques 1 (Japon) et 2 (Corée du Sud) montrent l’évolution de trois paramètres : l’indice synthétique de fécondité (ISF), le taux brut de divorce (nombre de divorces pour 1 000 habitants et par an), et le taux de mariages multinationaux (nombre de mariages d’un citoyen du pays avec une personne de nationalité étrangère).
Pour ce qui concerne le Japon, le graphique 1 montre que les trois évolutions sont douces ; en revanche, pour ce qui concerne la Corée du Sud (Graphique 2), les trois évolutions se superposent. On peut donc dire que l’évolution familiale s’opère de façon plus drastique en Corée du Sud qu’au Japon.


