Une jolie attitude acquise par la pratique du patinage artistique

La princesse Kako aime beaucoup le patinage artistique et la danse. En 2007, elle a remporté le Trophée de Printemps de patinage artistique, dans la catégorie O-12 (12-13 ans).

Son attitude déliée d’aujourd’hui lui vient peut-être de la pratique du patinage artistique. En outre, elle montre une solide volonté et un tempérament actif. L’an passé, elle a elle-même décidé de quitter l’Université Gakushûin (l’établissement scolaire traditionnellement fréquenté par les membres de la famille impériale), pour s’inscrire à l’Université Chrétienne Internationale, pour la raison qu’elle souhaitait varier son environnement, alors qu’en restant au Gakushûin de la maternelle à l’université, celui-ci restait toujours identique.

Je pense que sa belle attitude générale lui vient, non pas simplement d’être née dans une bonne famille, mais de modèles proches d’elle et d’une éducation rigoureuse. Les fiançailles de son père, le prince Akishino, avec la princesse Kiko, alors Mlle Kawashima Kiko, eurent lieu il y a 25 ans, en septembre 1989. Je me souviens de la conférence de presse qu’avait donné le père de la fiancée, M. Kawashima Tatsuhiko, professeur à l’Université Gakushûin. Il avait déclaré qu’il avait éduqué sa fille « de façon libre et généreuse, afin qu’elle soit toujours souriante ». Son épouse, Mme Kawashima, avait déclaré au contraire : « Je n’étais pas pour une éducation trop libre. J’ai toujours maintenu certaines règles dans l’éducation de ma fille. » Aujourd’hui, sa petite fille la princesse Kako respecte énormément sa mère, dont elle a hérité la nature modeste.

Prendre modèle sur sa sœur, sa tante et surtout sa grand-mère

Le 2 avril 2015, lors de la cérémonie d’entrée de l’Université Chrétienne Internationale. La princesse Kako s’est déclarée reconnaissante de pouvoir commencer une nouvelle vie d’étudiante, et souhaite faire en sorte que son temps à l’université soit constructif.

À mon avis, la princesse Kako, tout comme sa mère la princesse Kiko, a su bénéficier du modèle exemplaire de femmes très proches d’elle, en premier lieu sa grand-mère l’impératrice Michiko, sa tante Mme Kuroda Sayako (ex-princesse Norinomiya Sayako naishinnô) et sa sœur aînée la princesse Mako, qui lui ont toutes permis d’acquérir cette élégance d’attitude.

En effet, son choix de poursuivre ses études à l’Université Chrétienne Internationale est une influence directe de sa grande sœur. La princesse Mako a obtenu un diplôme en muséologie et conservation muséographique dans cette même université, et poursuit actuellement un cycle de maîtrise dans cette voie à l’Université de Leicester au Royaume-Uni. Dotée d’une forte volonté, la princesse Mako est une sœur sur laquelle la princesse Kako peut compter.

Mme Kuroda Sayako, sa tante, fut l’une des premières femmes de la génération d’après-guerre à naître dans la famille impériale, et à ce titre occupa des fonctions publiques en tant que princesse impériale naishinnô. Pendant quinze ans à compter de son accession à la majorité, jusqu’à la perte de son statut de princesse impériale par mariage, la princesse Sayako avait assisté à 740 événements au Japon, et avait effectué huit visites à l’étranger. Lors du 6e anniversaire du tremblement de terre de Kôbe, refusant une voiture, elle parcourut deux kilomètres à pied en pleine nuit avec les victimes, montrant ainsi la sincérité de son cœur. Princesse Mako et princesse Kako ont toutes deux une très grande affection pour leur tante, et ont développé une attitude active et rigoureuse dans la conduite de leurs obligations publiques sur son modèle.

L’impératrice Michiko, en 1955, alors étudiante en deuxième année de l’université, avait participé au concours d’essais organisé par le journal Yomiuri. Le sujet en était : « Faire un vœu quand on a 20 ans ». Elle avait reçu le 2e Prix, sur 4 185 candidats. En outre, elle avait fait don de la totalité de son Prix à une œuvre humanitaire.

C’était deux ans avant que les médias la découvrent comme première femme n’appartenant pas à la noblesse impériale à devenir impératrice. La noblesse de son esprit s’est transmis à ses petits-enfants, et quand est survenu le grand tremblement de terre de l’est du Japon, la princesse Mako et la princesse Kako, alors étudiantes, ont passé leurs vacances d’été dans la région sinistrée à effectuer des actions de volontariat.

Désormais, la princesse Kako participera à un certain nombre d’événements publics en tant que membre de la famille impériale. Ce rôle est beaucoup plus difficile qu’on ne l’imagine. Néanmoins, la princesse Kako a depuis son enfance l’expérience du repiquage du riz que l’empereur et l’impératrice réalisent dans l’enceinte du palais impérial et de la pratique de la sériciculture, tâche traditionnelle dévolue aux impératrices successives.

La présence de la princesse Kako apportera un surplus de vitalité au public. Dans cinq ans, les compétences linguistiques de la princesse à l’occasion des Jeux olympiques sont d’ores et déjà très attendues. Nous attendons que sa présence contribue à diffuser un vent nouveau en direction d'une société internationale, tout en préservant les traditions de la plus ancienne maison du Japon.

(Adapté d’ un article en japonais du 17 avril 2015. Photo de titre : Jiji Press)