Hommage à William Eugene Smith, le photographe qui a révélé au monde la tragédie de Minamata
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William Eugene Smith (Photo prise en 1972)
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À gauche : une partie des 11 photos de William Eugene Smith publiées en juin 1972 par l’hebdomadaire américain Life. Avec un titre particulièrement éloquent : « Les rejets mortels d’une canalisation ». À droite : la couverture de Minamata, Words and Photographs (Minamata, des mots et des photographies), de William Eugene Smith et Aileen Mioko Smith, prix Robert Capa 1974, publié en 1975 par Holt Rinehart and Winston.
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« La canalisation de la Mort ». Entre 1932 et 1968, l’usine pétrochimique Chisso de Minamata a rejeté directement et sans discontinuer dans la baie de Minamata des effluents hautement toxiques contenant notamment du méthylmercure qui a pollué la chaîne alimentaire des pêcheurs et rendu gravement malades des milliers de personnes. (Photo prise en 1972)
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William Eugene Smith en train de photographier l’usine pétrochimique Chisso, du haut des collines qui dominent la baie de Minamata. (Photo prise en 1971)
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William Eugene Smith et son épouse Aileen dans la maison de Minamata que leur avait loué la famille Mizoguchi, elle-même victime de la pollution au mercure provoquée par l’usine pétrochimique Chisso. (Photo prise en 1972)
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William Eugene Smith et son épouse Aileen Mioko Smith en train de dîner dans la salle de séjour de leur maison de Minamata. Ils portent l’un et l’autre la veste japonaise ouatée (dotera) utilisée traditionnellement par les Japonais en hiver. (Photo prise en 1972)
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William Eugene Smith dans un restaurant de sushis, en train de boire du whisky contenu dans une tasse à thé japonaise traditionnelle. (Photo prise en 1974)
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Tanaka Jitsuko à l’âge de 18 ans, en compagnie de sa mère. Elle est en train de regarder la mer à travers les fenêtres de la maison familiale. (Photo prise en 1971)
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Tanaka Jitsuko à l’âge de 47 ans. À l’heure actuelle, elle vit chez sa sœur ainée et son beau-frère. Elle doit faire l’objet de soins spécialisés 24h/24. Et si elle porte un casque, c’est pour éviter de se blesser la tête en tombant. (Photo prise en 2018)
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Kamimura Tomoko est née le 13 juin 1956. Elle a été officiellement reconnue comme atteinte par la maladie de Minamata en novembre 1962. Sur la photo ci-dessus, prise en 1973, elle a 17 ans.
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Sakamoto Shinobu à l’âge de 16 ans. Elle avait 6 ans lorsqu’on a diagnostiqué chez elle la maladie de Minamata en tant que pathologie congénitale. (Photo prise en 1972)
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Sakamoto Shinobu 37 ans plus tard, devant la digue située en face de sa maison. (Photo prise en 2009)
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Trois amies d’enfance, lors d’un pique-nique à Yunoko, dans la ville de Minamata. Ces jeunes filles ont toutes été affectées par la pollution au mercure. (De gauche à droite) Kagata Kiyoko, 19 ans, Sakamoto Shinobu, 16 ans et Maeda Emiko, 19 ans. (Photo prise en 1972)
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Les trois amies d’enfance victimes de la maladie Minamata, 40 ans plus tard. Sakamoto Shinobu est à gauche. Maeda Emiko (au centre) est morte en 2018 et Kagata Kiyoko (à droite) ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant. (Photo prise en 2012, dans le parc Yunoko de Minamata)
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Nagai Isamu à l’âge de 14 ans. En partie paralysé depuis l’enfance, il a dû se soumettre à des séances quotidiennes de rééducation particulièrement éprouvantes. Mais les traitements se sont tous avérés sans effet. Passionné de photographie depuis son plus jeune âge, il a bénéficié des encouragements de William Eugen Smith qui lui a donné accès à son laboratoire pour qu’il puisse y développer ses propres photos. (Photo prise en 1973)
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Nagai Isamu 17 ans plus tard. En décembre 2010, son état s’est subitement aggravé si bien qu’il est désormais incapable de s’asseoir dans son fauteuil roulant ou d’en sortir sans assistance. (Photo prise en 2011)
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Texte écrit par William Eugene Smith sur le mur de la chambre noire de la maison qu’il a occupée durant son séjour à Minamata.
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