Les six parcs nationaux de l’île de Hokkaidô

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L’île de Hokkaidô, au nord du Japon, possède de riches écosystèmes aux caractéristiques géologiques uniques ainsi que d’autres nombreux points d’attraits. Voici ses six parcs nationaux.

1/ Parc national de Rishiri-Rebun-Sarobetsu

Topographie de la falaise maritime de l'île de Rebun. (Avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement)
Topographie de la falaise maritime de l’île de Rebun. (Avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement)

Vue du mont Rishiri en été. (Avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement)
Vue du mont Rishiri en été. (Avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement)

Le parc national le plus septentrional du Japon possède une riche variété de paysages comprenant des montagnes, des falaises marines, des tourbières et des dunes côtières. Le mont Rishiri, également connu sous le nom de « Rishiri Fuji », présente une belle forme conique et, en tant que montagne au large, offre aux grimpeurs de splendides vues sur l’océan. (Voir également notre article : Treize « monts Fuji » à travers tout le Japon)

Les visiteurs de l’île de Rebun ont la chance de pouvoir observer des plantes alpines rares comme les orchidées Sabot de Vénus (Cypripedium macranthos) poussant dans les champs de plaine, tandis que le côté ouest de l’île possède des falaises et des formations rocheuses spectaculaires.

La plaine de Sarobetsu contient l’une des plus vastes zones humides de haut niveau du Japon s’étendant sur un sol tourbeux, et constitue un point d’escale pour les oiseaux migrateurs sauvages comme les oies et canards.

  • Date de désignation comme parc national : 20 septembre 1974
  • Superficie : 24 166 ha

2/ Parc national de Shiretoko

Prairie de Furepe en hiver. (Avec l'aimable autorisation de la Shiretoko Nature Foundation)
Prairie de Furepe en hiver (avec l’aimable autorisation de la Shiretoko Nature Foundation)

À la cascade Furepe, les eaux souterraines qui s'échappent des falaises se jettent directement dans la mer. La cascade est également connue sous le nom de « larmes de jeune fille ». (Avec l'aimable autorisation de la Shiretoko Nature Foundation)
À la cascade Furepe, les eaux souterraines qui s’échappent des falaises se jettent directement dans la mer. La cascade est également connue sous le nom de « larmes de jeune fille » (otome no namida). (Avec l’aimable autorisation de la Shiretoko Nature Foundation)

Shiretoko, dérivée de l’expression aïnoue sir etok, qui signifie « le bout de la terre », est située à l’extrême est du Japon. Le majestueux parc national est caractérisé par une faune abondante et un paysage escarpé formé par l’activité volcanique, sans compter un fascinant panorama de la glace à la dérive. Une riche variété de créatures coexistent dans cet écosystème, y compris de grands mammifères comme les ours bruns et les orques, ainsi que de grands oiseaux de proie en voie de disparition.

Le parc est géré de manière à préserver cette diversité, et la qualité de cette gestion a été reconnue en juillet 2005 par la désignation du parc national de Shiretoko comme site du patrimoine mondial naturel. La vue la plus populaire du lieu donne sur la forêt environnante luxuriante et sur la chaîne de montagnes Shiretoko qui se reflète dans les eaux d’un lac situé dans la forêt primitive (voir la photo de titre).

  • Date de désignation: 1er juin 1964
  • Superficie: 38 636 ha

(Voir également notre article : Les merveilles naturelles de Shiretoko et son festival de glace à Hokkaidô)

3/ Parc national Akan-Mashû

Le lac Onnetô est un plan d’eau avec un rivage de 2,5 kilomètres au pied du mont Me-Akan. Les eaux du lac passent du bleu au bleu foncé en passant par le vert émeraude en fonction des saisons, de la météo et de l’angle de vue.
Le lac Onnetô est un plan d’eau avec un rivage de 2,5 kilomètres au pied du mont Me-Akan. Les eaux du lac passent du bleu au bleu foncé et même au vert émeraude en fonction des saisons, de la météo et de l’angle de vue.

Vue sur le mont Oakan en hiver
Vue sur le mont O-Akan en hiver

Le parc est centré sur trois calderas — Akan, Kussharo et Mashû — créés par la ceinture volcanique de Chishima. Il est inhabituel au Japon d’avoir un paysage où un volcan et un lac sont si proches. Les forêts naturelles, principalement des conifères subarctiques, couvrent la majeure partie du parc, ce qui en fait l’un des parcs nationaux du Japon au paysage le plus primitif.

La région d’Akan est connue pour le majestueux mont O-Akan, le mont Me-Akan et les magnifiques paysages du lac Akan et du lac Onnetô. La région de Mashû, dont les paysages forestiers changent de saison en saison, peut être observée avec le lac Mashû, l’un des lacs les plus transparents du monde, et le lac Kussharo, qui peut être visible depuis les sommets et les cols environnants.

  • Date de désignation: 4 décembre 1934
  • Superficie: 91 413 ha

(Voir également notre article : Le lac Onnetô à Hokkaidô : marcher sur la glace vert émeraude au début de l’hiver)

4/ Parc national de Kushiro-shitsugen

Panorama du marais de Kushiro avec le soleil couchant au loin. (Avec l'aimable autorisation de Pakutaso)
Panorama du marais de Kushiro avec le soleil couchant au loin (photo avec l’aimable autorisation de Pakutaso)

Une locomotive à vapeur qui traverse le marais de Kushiro.
Une locomotive à vapeur qui traverse le marais de Kushiro.

Le parc comprend le plus grand marais du Japon, qui englobe la rivière Kushiro qui traverse l’est de Hokkaidô et ses affluents, ainsi que les collines environnantes. La région est un habitat précieux pour de nombreuses espèces animales et végétales, notamment la grue à couronne rouge, qui a été désignée « monument naturel ».

Les marais ont longtemps été considérés comme inutiles en raison de la difficulté d’y cultiver, mais après la Seconde Guerre mondiale, en raison de pénuries alimentaires, les terres ont commencé à être utilisées, les villes se sont développées et les collines ont été coupées, ce qui a entraîné une réduction des marais et l’assèchement de la terre. Cela a conduit à un mouvement parmi les chercheurs locaux et les groupes environnementaux pour renouveler l’écosystème des marais. Ainsi, cet endroit est devenu le premier site Ramsar ou « zone humide d’importance internationale » enregistré au Japon en 1980. Il a été désigné comme parc national sept ans plus tard.

  • Date de désignation: 31 juillet 1987
  • Superficie: 28 788 ha

(Voir également notre article : [Galerie photo] Les grues du Japon de Kushiro)

5/ Parc national Daisetsuzan

Vue du mont Asahidake et de l'étang gelé de Kagami en hiver. (Avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement)
Vue du mont Asahi et de l’étang gelé de Kagami en hiver (avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement)

Des fleurs poussant sur les pentes du mont Nipesotsu. (Avec l'aimable autorisation du ministère de l'Environnement)
Des fleurs poussant sur les pentes du mont Nipesotsu. (Avec l’aimable autorisation du ministère de l’Environnement)

Le parc national Daisetsuzan est centré sur le groupe volcanique de Daisetsu, qui comprend le plus haut sommet de l’île, le mont Asahi (2 291 mètres), et englobe la zone connue sous le nom de « toit de Hokkaidô », qui comprend les magnifiques sommets s’étendant du mont Tomuraushi aux chaînes de montagnes de Tokachi et d’Ishikari ainsi que les sources de deux des grands fleuves de la région.

Les couleurs de cette vaste zone sont particulièrement vives grâce aux plantes alpines qui y poussent, comprenant notamment des plantes indigènes de Daisetsuzan comme l’oxytropis du Japon et le lagotis yesoensis. Les couleurs vives ont conduit le peuple indigène des Aïnous à appeler cette région Kamuy Mintara, « le terrain de jeu des dieux ».

Le parc est également un trésor pour les créatures rares soutenues par l’habitat local, y compris le pika japonais, qui est un petit mammifère montagnard considéré comme une relique de la période glaciaire; le papillon Parnassius eversmanni daisetsuzanus; et le poisson « omble miyabe » (Salvelinus malma miyabei), originaire du lac Shikaribetsu.

  • Date de désignation : 4 décembre 1934
  • Superficie: 226 764 ha

6/ Parc national Shikotsu-Tôya

Lac Shikotsu. (Avec l'aimable autorisation du gouvernement municipal de Chitose)
Le lac Shikotsu (avec l’aimable autorisation du gouvernement municipal de Chitose)

Le lac Tôya en hiver (avec l'aimable autorisation du gouvernement municipal de Tôyako)
Le lac Tôya en hiver (avec l’aimable autorisation du gouvernement municipal du lac Tôya)

Le parc est centré sur le lac Shikotsu et le lac Tôya. Il présente un paysage composé de volcans et de formations volcaniques de différentes formes, notamment le mont Usu, le mont Yôtei et le mont Tarumae. Ce lieu peut vraiment être décrit comme un « musée du volcan vivant » en raison de la variété de l’activité volcanique dans la région, qui comprend de nombreuses sources chaudes et sulfureuses. Le parc abrite également le deuxième lac le plus profond du Japon, le lac Shikotsu, connu pour être le lac le plus septentrional à ne pas geler en hiver.

Le parc est accessible depuis le centre de Sapporo et l’aéroport de Chitose, et certaines des stations thermales les plus populaires de Hokkaidô sont situées dans la région, notamment Noboribetsu.

  • Date de désignation : 16 mai 1949
  • Superficie: 99 473 ha

Veuillez noter que les parcs nationaux du Japon comprennent également des terres privées et de nombreux résidents. Les parcs sont gérés de façon à préserver la nature tout en permettant la coexistence avec d’autres activités.

(Photo de titre : la chaîne de montagnes de Shiretoko en été. Photo avec l’aimable autorisation de la fondation Shiretoko Nature)

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