
Apprendre avec le boulier : les parents japonais sont satisfaits
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La Fédération nationale d’apprentissage du boulier (Zenshuren) a recueilli 348 réponses à l’occasion de son enquête menée entre avril et juin 2024 auprès de parents d’enfants au primaire ou en maternelle, prenant des cours de boulier dans l’un des 23 arrondissements de Tokyo. Il apparaît que les petits commencent le plus souvent leur apprentissage du boulier « en première année de primaire » (43,7 %), quand 31,6 % d’entre eux débutent « en maternelle ».
Dans les programmes scolaires japonais, les élèves apprennent à manipuler le boulier en cours d’arithmétique quand ils sont en troisième et quatrième année de primaire, mais les enfants ayant déjà pris des cours du soir peuvent prendre de l’avance sur leurs camarades et gagner en aisance.
On leur fait majoritairement apprendre l’usage du boulier car cela « améliore les capacités de calcul » (85,6 %), et 82,8 % des parents assurent que conformément à leurs espérances, leur enfant est devenu meilleur « en calcul mental ». En effet, 80,8 % des parents des 211 enfants décrits comme initialement peu doués pour les mathématiques, assurent que le boulier a eu un « impact positif sur leur quotidien à la maison, à l’école mais aussi quand ils faisaient des courses » et 56,9 % expliquent que la pratique du boulier les a aidés à avoir de meilleures notes en mathématiques. Le boulier permettrait donc de réconcilier les enfants avec les mathématiques.
Ensuite, les parents indiquent que la pratique du boulier a pour avantage « d’améliorer la capacité de concentration ». Des sondés relèvent également de « meilleures notes en sciences », le boulier « permettrait un meilleur taux de réussite aux examens d’entrée au collège ».
Par ailleurs, 48 % des parents pensent que la pratique du boulier aidera les enfants à réussir dans les filières scientifiques, c’est 40 points de plus que les 7,8 % de parents espérant que leurs enfants fassent des sciences humaines. Quand on leur demande quelle filière ils souhaiteraient que leur enfant embrasse, les parents répondent majoritairement « médecine » (42,5 %), loin devant une discipline émergente comme « l’intelligence artificielle » (26,4 %).
(Photo de titre : Pixta)