3%, un taux de fuite extraordinairement bas
C’est le Centre de valorisation de l’eau du Bureau métropolitain des eaux, situé à Hongô, dans l’arrondissement Bunkyô, qui optimise la distribution. Ici, le volume et la pression de l’eau sont ajustés sur la base des prévisions de demande, compte tenu du niveau des barrages et des citernes, des informations météorologiques et aussi des divers événements comme celui que nous venons d’évoquer. A noter que la stabilité de l’approvisionnement est assurée non seulement par un système informatique de pointe, mais aussi grâce au savoir-faire humain, comme autrefois. La nuit, quand la consommation est faible, les canalisations sont bloquées par secteur et le débit surveillé de l’extérieur grâce à une « canne d’écoute ». Le Bureau des eaux de la capitale possède du personnel qualifié capable de détecter les fuites de cette manière.
Les chiffres prouvent que le réseau d’eau de Tokyo est l’un des meilleurs du monde. Le taux de fuite depuis les rivières et les lacs jusqu’au robinet est de seulement 3,1%. Les pays en développement connaissent évidemment un taux bien supérieur, mais même Londres et Paris enregistrent un taux de fuite moyen d’environ 20%. De plus, le taux de recouvrement des paiements s’établit à 99,9%. La mise à disposition immédiate d’eau potable suivant un modèle rentable est une quasi-exception au niveau mondial. Il me semble clair que le système japonais d’adduction de l’eau n’a rien d’« évident ».

