Le déclin de la formation des couples
Pour commencer, nous avons vu que la principale cause de la dénatalité au Japon réside dans la multiplication des célibataires. Les couples mariés ont certes moins d’enfants depuis quelque temps, mais cette tendance est éclipsée par la multiplication des gens qui ne se marient jamais ou se marient tard. D’après le recensement effectué en 2010, le pourcentage des célibataires dans la tranche d’âge des 30-34 ans était cette année-là de 47,3 % chez les hommes et de 34,5 % chez les femmes (figure 1). Dans le cas du Japon, absence de mariage veut en outre dire absence de relations de couple. Les jeunes célibataires japonais ont une vie sexuelle peu active et il n’est pas fréquent qu’ils aient un partenaire régulier. Depuis les années 1990, moins de 40 % d’entre eux ont un partenaire, et ce chiffre est tombé à 25 % pour les hommes et 35 % pour les femmes en 2010. À l’évidence, on ne doit pas s’attendre à ce qu’il y ait beaucoup de naissance quand les hommes et les femmes n’arrivent pas à se mettre en ménage. Ce n’est pas seulement le mariage, mais aussi la formation des couples qui est en recul dans le Japon d’aujourd’hui.
La tendance à s’abstenir de relations sexuelles tient, entre autres raisons, au fait que nombre de jeunes Japonais restent convaincus que l’amour doit conduire au mariage et à la fondation d’une famille. Avant de nouer une relation sexuelle, ils se demandent si le partenaire potentiel est quelqu’un avec qui ils souhaitent se marier et vivre.

